PureVPN n’a plus grand-chose à voir avec le service bancal qu’il a pu être. Sans prétendre au titre de meilleur VPN, le fournisseur affiche aujourd’hui un profil plus cohérent, avec une infrastructure renforcée, une offre élargie et une copie plus propre sur la confidentialité. De vrais progrès, qui ne suffisent pas encore à effacer totalement ses zones de flou.

- storage6000 serveurs
- language65 pays couverts
- lan10 connexions simultanées
- mood7 jours d'essai gratuit
- thumb_upAvantage : sécurité post quantique
- Réseau vaste et bonne couverture internationale
- Streaming et P2P bien pris en charge
- Couverture multiplateforme très large
- Tarifs agressifs
- Passif no-log encore encombrant
- Transparence corporate perfectible
- Interface correcte, mais rigide
Fiche technique PureVPN
Résumé
| Serveurs | 6000 |
| Pays couverts | 65 |
| Connexions simultanées | 10 connexions simultanées |
| Essai gratuit | 7 jours d'essai gratuit |
| Avantages | Avantage : sécurité post quantique |
Caractéristiques
| Serveurs | 6000 |
| Pays couverts | 65 |
| Connexions simultanées | 10 connexions simultanées |
| Essai gratuit | 7 jours d'essai gratuit |
| Logs de données | Pas de log de données |
| Avantages | Avantage : sécurité post quantique |
| Domiciliation | Îles Vierges Britanniques |
| Blocage d'urgence | Oui |
| Split Tunneling | Oui |
| Protocoles | IKEv2, IPSec, WireGuard |
| Plateformes | Windows, macOS, Linux, Android, iOS, Kindle Fire, Google Chrome, Mozilla Firefox, Microsoft Edge, Amazon Fire TV, Android TV, Apple TV, Chromecast, Routeurs, Xbox, Playstation |
| Support Client | Oui |
| Tarif (€/mois) | 1.91 |
| Engagement | 24 mois |
| Paiement | Carte bancaire, Paypal, Crypto |
Spécifications
| Système d'exploitation | Web |
| Licence | Logiciel propriétaire |
| Editeur | PureVPN |
| Langue | Français |
| Catégorie | VPN |
Qu'est-ce que PureVPN ?
PureVPN n’est plus vraiment à présenter comme un fournisseur qui tenterait seulement de tenir tête à un VPN gratuit à coups de prix cassés. Lancé en 2007, le service fait partie des acteurs historiques du secteur, avec un positionnement qui a sensiblement évolué ces dernières années. Exploité par GZ Systems et désormais rattaché à l’écosystème PureSquare, PureVPN a déplacé son siège vers les Îles Vierges britanniques, met en avant une politique no-log auditée, et cherche désormais à se présenter comme une offre de sécurité plus large, en intégrant dans ses applications un gestionnaire de mots de passe, un bloqueur de traqueurs et publicités, une fonction de surveillance du dark web et un service de suppression de données personnelles.
Le fournisseur a aussi poursuivi ses ajustements côté infrastructure. PureVPN continue de mettre en avant ses serveurs 20 Gb/s sur plusieurs emplacements clés, ainsi qu’un réseau de plus de 6 500 serveurs répartis dans plus de 65 pays selon ses propres chiffres. À cela s’ajoute un discours de plus en plus appuyé sur la transparence, avec une politique de confidentialité mise à jour en février 2026 et la mise en avant d’un dispositif d’audit continu autour de sa politique de journalisation. Un point plutôt rassurant sur le papier, même s’il tient davantage de l’engagement de transparence que d’une preuve autonome et permanente.
Au final, PureVPN cherche moins qu’avant à exister uniquement par ses tarifs et davantage à se repositionner comme un service ancien, encore abordable, mais désormais présenté comme plus crédible sur les questions de confidentialité et de sécurité. Cela ne dit pas encore tout de la qualité du VPN à l’usage, bien sûr, mais cela suffit à montrer que l’on n’a plus affaire au même service qu’il y a encore deux ou trois ans.
L'infrastructure du PureVPN
PureVPN met en avant un réseau de plus de 6 000 serveurs répartis dans plus de 65 pays. L’ensemble lui assure une couverture internationale confortable, avec une présence suffisamment large pour répondre aux usages les plus courants, du contournement géographique aux connexions quotidiennes sur des emplacements proches. Le fournisseur communique aussi sur des serveurs 20 Gb/s sur une partie de son réseau, avec l’idée de mieux absorber la charge sur les localisations les plus sollicitées.
En revanche, PureVPN ne met toujours pas en avant d’architecture RAM-only pour son infrastructure. Le service préfère insister sur la taille de son réseau, sur ses serveurs DNS maison et sur ses engagements en matière de confidentialité plutôt que sur un basculement complet vers des serveurs fonctionnant exclusivement en mémoire vive.
Le fournisseur a aussi revu la place des localisations virtuelles dans son offre. Fin février 2026, PureVPN a annoncé la suppression de 64 localisations virtuelles sur les 88 qu’il proposait jusque-là, tout en en conservant 24 et en convertissant 17 emplacements physiques en virtuels. Le service n’a donc pas totalement tourné le dos à ce type de déploiement, mais il a visiblement cherché à en réduire le poids dans son réseau.
Dans l’ensemble, on a bien affaire à un réseau conséquent, mais pas à l’infrastructure la plus documentée du marché. PureVPN donne les grandes lignes, communique sur la montée en capacité de certains nœuds et ajuste progressivement son maillage, sans offrir pour autant le même niveau de détail que les fournisseurs les plus transparents sur la composition exacte de leur parc.
PureVPN est-il gratuit ?
PureVPN n’est pas un VPN gratuit et ne propose pas de formule freemium. Le fournisseur reste sur une offre payante classique, avec une garantie satisfait ou remboursé de 31 jours sur ses abonnements, à condition d’en faire la demande dans le délai prévu. PureVPN commercialise aussi un essai de 7 jours facturé 0,99 euro, ce qui permet de tester le service à moindre coût, sans pour autant relever d’une véritable période d’essai gratuite.
En l'état, celles et ceux qui cherchent un VPN gratuit ou une prise en main sans paiement préalable trouveront plus facilement leur compte ailleurs. PureVPN vise plutôt les internautes prêts à débourser une petite somme dès le départ, avec la possibilité de se rétracter ensuite si le service ne tient pas ses promesses.
Quels sont les prix pratiqués par PureVPN ?
PureVPN décline son offre en trois formules, toutes basées sur le même service VPN, avec des fonctionnalités supplémentaires selon le niveau choisi. Les prix varient fortement selon la durée d’engagement, avec des remises importantes sur les abonnements longue durée.
PureVPN Standard - formule d’entrée de gamme, avec le VPN et un bloqueur de publicités et de traqueurs :
- 12,36 €/mois pour 1 mois
- 2,18 €/mois pour 1 an (facturé en une fois)
- 1,85 €/mois pour 2 ans (facturé en une fois)
PureVPN Plus - ajoute un gestionnaire de mots de passe et des fonctions de protection supplémentaires :
- 15,36 €/mois pour 1 mois
- 3,90 €/mois pour 1 an (facturé en une fois)
- 2,69 €/mois pour 2 ans (facturé en une fois)
PureVPN Max - offre la plus complète, avec en plus la surveillance du dark web et la suppression de données personnelles :
- 18,51 €/mois pour 1 mois
- 4,75 €/mois pour 1 an (facturé en une fois)
- 3,03 €/mois pour 2 ans (facturé en une fois)
PureVPN propose une garantie satisfait ou remboursé de 31 jours sur l’ensemble de ses offres et autorise jusqu’à 10 appareils connectés simultanément avec un seul abonnement. Attention, le renouvellement de l'abonnement est automatique.
Télécharger et installer PureVPN
PureVPN propose des applications pour les principales plateformes du marché, à savoir Windows, macOS, Linux, Android, iPhone et iPad. Le service décline aussi des extensions pour Chrome et Firefox, et renvoie vers une documentation assez fournie pour les usages plus spécifiques, qu’il s’agisse de routeurs, de téléviseurs connectés, de certains boîtiers multimédias ou d’autres appareils moins directement pris en charge via une application native. Le fournisseur couvre donc un spectre assez large, même si tout ne repose pas toujours sur le même niveau d’intégration.
Dans les faits, le parcours d’installation reste très classique. Une fois l’abonnement activé, il suffit de télécharger l’application correspondant à sa plateforme, de l’installer, puis de se connecter à l’aide de l’adresse mail et du mot de passe définis lors de l’inscription. Rien de particulièrement dépaysant ici, mais une prise en main rapide, qui va à l’essentiel.
PureVPN : Interface et fonctionnalités
Organisation du client VPN et console web
Sur desktop, PureVPN repose sur une interface assez sobre, structurée autour d’une barre latérale et d’un tableau de bord central. Une fois déconnecté, l’écran d’accueil met en avant le dernier emplacement utilisé et quelques raccourcis vers les connexions récentes, ce qui permet de relancer rapidement une localisation déjà testée. Une fois le VPN activé, le tableau de bord affiche l’emplacement en cours, l’adresse IP attribuée, la durée de connexion et un résumé du trafic, avec la possibilité de dérouler un panneau plus détaillé pour consulter plusieurs paramètres de session.
L’ensemble a le mérite d’être lisible, mais pas toujours très bien pensé dans son exécution. On apprécie de retrouver les connexions récentes directement sur le tableau de bord, en revanche l’absence de favoris à cet endroit est plus discutable. Pour retrouver ses emplacements enregistrés, il faut repasser par le menu dédié, ce qui allonge inutilement certaines manipulations. Dans le même esprit, le changement de serveur impose de sortir du tableau de bord pour revenir vers la section des emplacements, au lieu de laisser cette action à portée immédiate depuis l’écran principal.
La colonne latérale donne accès aux différents modules annexes du service, parmi lesquelles le gestionnaire de mots de passe, la surveillance du dark web, l’outil de suppression de données ou encore les réglages du compte. PureVPN cherche visiblement à regrouper dans la même application une partie de son offre élargie, sans noyer pour autant l’interface principale du VPN. L’idée se tient, même si tous ces modules n’ont pas la même utilité au quotidien et que certains relèvent davantage du service additionnel que du véritable cœur d’usage.
Du côté des réglages, PureVPN couvre l’essentiel. On y retrouve notamment les paramètres liés au protocole, au kill switch et à plusieurs options générales de fonctionnement. Rien de particulièrement riche ni très poussé dans la présentation, mais une organisation suffisamment claire pour gérer les principaux réglages sans difficulté particulière.
Dans l’ensemble, PureVPN propose donc une interface correcte, plus cohérente qu’elle ne l’a été par le passé, mais encore un peu rigide dans sa navigation. Le tableau de bord va à l’essentiel et les informations de connexion sont bien mises en avant une fois le tunnel actif, mais certains choix d’organisation, notamment autour des favoris et du changement d’emplacement, manquent encore un peu de souplesse.
La console de gestion web complète l’ensemble avec une interface plus classique, centrée sur la gestion du compte. On y retrouve les informations liées à l’abonnement, les liens de téléchargement pour les différentes plateformes, l’accès au support avec création de tickets, ainsi que plusieurs options liées aux services annexes. L’organisation est claire et sans surprise, avec une navigation simple qui permet de retrouver rapidement les principales fonctions sans passer par l’application.
Choix des emplacements
Le choix des emplacements repose sur un menu dédié, accessible depuis la colonne latérale. C’est là que PureVPN regroupe l’ensemble de ses localisations, avec un moteur de recherche, un tri par nom ou par popularité, ainsi qu’un système de favoris. L’interface permet aussi de retrouver les emplacements recommandés, les serveurs récemment utilisés et ceux que l’on a enregistrés pour y revenir plus vite.
À l’usage, l’ensemble reste lisible, mais l’organisation n’est pas toujours la plus pratique. Pour changer de serveur, il faut passer par l’onglet des emplacements et quitter le tableau de bord principal, ce qui oblige à sortir de l’écran de connexion au lieu de garder le choix de la localisation à portée de clic. Ce fonctionnement manque un peu de souplesse au quotidien, surtout lorsque l’on alterne régulièrement entre plusieurs pays.
PureVPN compense en partie avec quelques repères visuels utiles. Des marqueurs permettent d’identifier les emplacements compatibles avec le P2P, le port forwarding, la protection post-quantique ou encore les serveurs virtuels. En revanche, le service ne fournit ici aucun indicateur plus fin sur l’état des serveurs. Pas de taux de charge, pas d’estimation de distance ou de réactivité, ce qui limite un peu la lecture de l’offre au moment de choisir un emplacement précis.
Dans l’ensemble, la sélection des localisations fait donc le travail sans difficulté majeure, mais elle manque d’un peu de confort dans son exécution. PureVPN propose une liste claire, bien rangée et enrichie de quelques filtres utiles, sans offrir pour autant la souplesse ou le niveau d’information que l’on retrouve chez les interfaces les mieux pensées du secteur.
Protocoles et chiffrement
PureVPN propose un choix de protocoles assez classique, avec la possibilité de laisser l’application sélectionner automatiquement le plus adapté ou d’imposer manuellement un protocole précis. Sont disponibles OpenVPN en UDP, IKEv2, IPsec ainsi que WireGuard. L’ensemble couvre les usages courants, avec des profils qui privilégient soit la stabilité, soit la rapidité selon le protocole retenu.
Dans les faits, WireGuard reste le choix le plus intéressant pour un usage quotidien, avec des temps de connexion courts et des performances généralement plus élevées. OpenVPN conserve un intérêt dans certains contextes plus contraints, tandis qu’IKEv2 et IPsec assurent une continuité correcte sur certains appareils ou dans des usages plus spécifiques.
PureVPN met également en avant une protection post-quantique sur une partie de ses emplacements. Il ne s’agit donc pas d’un protocole distinct, ni d’un réglage général appliqué à l’ensemble du service, mais d’une prise en charge associée à certains serveurs identifiés dans l’interface.
Support technique
PureVPN propose un support disponible 24h/24 et 7j/7 via live chat et système de tickets, avec un accès possible depuis le site, la console web et l’application sur plusieurs plateformes. L’ensemble est plutôt bien intégré et facile à joindre, avec une base de connaissances correcte pour les demandes les plus courantes. Sur ce point, le fournisseur offre une expérience satisfaisante, même si la qualité des réponses peut encore varier selon les demandes.
PureVPN : Test de vitesse
Pour la rédaction de cet avis, nos tests de vitesse ont été menés sur un PC portable Windows 11, équipé d’une connexion fibrée et filaire (débit descendant annoncé : 1 Gb/s ; débit ascendant annoncé : 700 Mb/s).
Afin d’obtenir des résultats aussi neutres que possible, nous avons effectué des relevés sur le site nPerf, trois fois par jour (9h, 13h, 18h) pendant trois jours, sans et avec VPN, pour WireGuard. Pour les mesures avec VPN, nous avons choisi de tester les serveurs automatiquement attribués par PureVPN en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon.
*Rappelons que le PING permet de mesurer (en millisecondes) le temps réalisé par des paquets de données pour faire l’aller-retour entre un terminal et le réseau Internet. Plus il est faible, plus la connexion est bonne. Concernant les débits descendants (download) et ascendants (upload), plus ils sont élevés, plus la connexion internet est rapide.
Sur notre ligne mesurée à 926,2 Mb/s sans VPN, PureVPN affiche des résultats globalement corrects en WireGuard, avec un profil assez contrasté selon les destinations. En Europe, les performances restent solides sans être au niveau des meilleurs. Le débit descendant atteint 466,2 Mb/s en France et monte à 556,4 Mb/s au Royaume-Uni, ce qui permet de couvrir sans difficulté les usages courants, du streaming en haute définition aux téléchargements volumineux.
La situation est plus variable sur les longues distances. Vers les États-Unis, le débit descendant se situe autour de 361,8 Mb/s, avec des résultats qui peuvent fluctuer d’un test à l’autre. Le Japon accuse un recul plus marqué, avec 106,3 Mb/s en moyenne, ce qui reste exploitable mais moins confortable pour des usages intensifs.
En upload, PureVPN se montre plus homogène qu’auparavant, notamment en Europe. On relève 467,3 Mb/s en France et surtout 561,6 Mb/s au Royaume-Uni, un point notable par rapport aux précédentes mesures. Les performances restent correctes vers les États-Unis avec 353,7 Mb/s, mais chutent davantage vers l’Asie, à 142,7 Mb/s au Japon.
Côté latence, les serveurs européens restent réactifs avec 10,1 ms en France et 15,9 ms au Royaume-Uni, des valeurs adaptées à la majorité des usages, y compris le jeu en ligne dans de bonnes conditions. Les temps de réponse montent en revanche à 113,4 ms vers les États-Unis et dépassent les 300 ms vers le Japon, ce qui réserve ces localisations à des usages plus tolérants à la latence.
Dans l’ensemble, PureVPN propose des performances correctes et relativement stables en Europe, avec une amélioration sensible sur certains axes comme l’upload et le Royaume-Uni. Le service reste en revanche plus irrégulier sur les destinations lointaines, où les écarts de débit et de latence sont plus marqués que chez les fournisseurs les mieux optimisés.
Test de sécurité
Fuites DNS, WebRTC et IPv6
Pour vérifier l’absence de fuites DNS, WebRTC et IPv6, nous avons mené plusieurs séries de tests à l’aide de dnsleaktest.com, browserleaks.com et IPv6leak.com. Dans tous les cas, PureVPN a correctement masqué notre adresse IP réelle, utilisé ses propres résolveurs DNS et n’a laissé apparaître aucune fuite WebRTC ou IPv6.
Siège social, politique de confidentialité et audit
Autant le dire tout de suite, PureVPN traîne toujours un passif encombrant sur les questions de journalisation. Le service avait été fortement critiqué après l’affaire de 2017, lorsqu’il avait pu fournir au FBI des éléments techniques liés à l’usage d’un compte, malgré une communication déjà très appuyée sur la confidentialité. Depuis, PureVPN a revu sa politique de confidentialité, insiste sur l’absence de journaux d’activité exploitables et cherche à montrer que cette séquence appartient au passé. Le problème, c’est qu’en matière de confiance, ce type d’antécédent laisse forcément des traces.
Le cadre juridique a toutefois changé. PureVPN n’est plus basé à Hong Kong, mais dans les Îles Vierges britanniques, via GZ Systems Private Ltd. Sa politique de confidentialité, mise à jour le 25 février 2026, affirme ne pas conserver d’historique de navigation, d’IP d’origine, d’IP attribuées ni d’horodatages de connexion détaillés. Elle prévoit en revanche une collecte limitée de données liées au compte, au paiement et à certains usages du service.
PureVPN met aussi beaucoup en avant ses audits no-log et son dispositif d’audit continu. L’argument va dans le bon sens, mais il faut garder un peu de recul. Ce type de formule signale une ouverture au contrôle, ce qui est préférable à l’absence totale d’audit, mais il relève aussi d’un discours de transparence très maîtrisé par l’éditeur. Surtout, les éléments publics les plus souvent mis en avant renvoient encore largement à l’évaluation menée en 2023 sur les serveurs, les configurations et l’infrastructure de support, ce qui commence à dater pour un fournisseur qui fait de la transparence l’un de ses principaux arguments.
En clair, PureVPN présente aujourd’hui un profil plus propre qu’à l’époque de son implantation à Hong Kong, avec un cadre juridique mieux choisi et une politique no-log plus solidement formulée. Cela ne suffit pas pour autant à le hisser au niveau des fournisseurs les plus irréprochables sur le terrain de la confiance documentaire.
PureVPN pour le streaming (Netflix, Disney+, HBO)
PureVPN propose des emplacements optimisés pour le streaming, accessibles directement depuis la barre de recherche, onglet "Shortcuts". L’interface met ainsi en avant des localisations adaptées à ce type d’usage, sans nécessiter de configuration particulière côté utilisateur.
Dans nos tests, la lecture s’est montrée fluide et stable, en cohérence avec les performances relevées sur les différentes destinations. Les contenus se lancent rapidement et la navigation entre les programmes ne pose pas de difficulté particulière sur une connexion fibre.
Il faut toutefois rappeler que chaque plateforme de streaming applique ses propres conditions d’utilisation et peut encadrer l’usage d’un VPN. L’accès à certains contenus n’est donc jamais garanti et dépend des politiques mises en place par les services concernés.
PureVPN pour le torrent
PureVPN prend en charge le trafic P2P sur une partie de ses serveurs, clairement identifiés dans l’interface. Ces emplacements dédiés permettent d’orienter le trafic vers des nœuds adaptés à ce type d’usage, sans configuration particulière côté utilisateur.
Dans la pratique, le service se montre fonctionnel pour des usages légitimes du torrent, comme le téléchargement de distributions Linux ou de fichiers libres de droits. Les débits restent cohérents avec ceux observés lors des tests de performance, et la connexion se montre suffisamment stable pour des transferts prolongés.
Bien que le téléchargement torrent ne soit pas illégal en soi, il est interdit de télécharger des œuvres protégées par le droit d'auteur ou d’autres droits de propriété intellectuelle sans l’autorisation des titulaires de ces droits. Clubic recommande expressément aux utilisateurs de son site et aux tiers de respecter scrupuleusement ces droits ; étant rappelé qu’en France la violation des droits d’auteurs est constitutive du délit de contrefaçon puni d’une peine de 300 000 euros d’amende et de 3 ans d'emprisonnement. Plus d'informations sur le téléchargement illégal
PureVPN sur iPhone ou Android
PureVPN propose sur Android et iOS des applications mobiles assez proches du client desktop dans leur présentation générale, avec un écran d’accueil centré sur la connexion rapide, l’accès aux emplacements et quelques informations de session une fois le VPN activé. L’ensemble va à l’essentiel et se prend en main sans difficulté particulière, ce qui convient bien à un usage mobile.
On retrouve aussi la plupart des réglages attendus sur ce type d’application, parmi lesquels le kill switch, le choix du protocole, le split tunneling sur les plateformes qui le prennent en charge, ainsi que plusieurs options de sécurité liées au compte et à la navigation.
PureVPN autorise par ailleurs jusqu’à 10 connexions simultanées avec un même abonnement, ce qui laisse une marge confortable pour protéger plusieurs appareils en parallèle, smartphone compris.
En revanche, les applications mobiles restent moins riches que celles des fournisseurs les plus complets, avec des paramètres globalement assez sobres et une profondeur de configuration limitée.
Les autres fonctionnalités de PureVPN
PureVPN ne se limite plus au seul VPN. Le service embarque aussi plusieurs fonctions annexes orientées protection du quotidien, à commencer par un gestionnaire de mots de passe, une surveillance du dark web, un bloqueur de publicités et de traqueurs, ainsi qu’un outil de suppression de données personnelles. L’idée est claire, regrouper dans la même application une partie des usages que d’autres fournisseurs réservent à des services séparés.
Le gestionnaire de mots de passe fait partie des ajouts les plus visibles. Il permet de centraliser ses identifiants dans l’écosystème PureVPN, sans multiplier les outils. La surveillance du dark web repose, elle, sur l’adresse mail associée au compte et sert à signaler l’apparition de données compromises dans des fuites connues. Dans le même esprit, la fonction de suppression de données vise à accompagner les demandes de retrait auprès de courtiers en données, un travail souvent long et fastidieux lorsqu’il faut s’en charger soi-même.
À cela s’ajoute un bloqueur de pubs et de traqueurs directement intégré au service. Rien de très inédit sur le fond, mais une option utile pour celles et ceux qui cherchent à limiter un peu plus le pistage sans installer d’outil supplémentaire. On retrouve aussi le split tunneling, pris en charge selon les plateformes, pour exclure certaines applications du tunnel VPN lorsque cela s’avère nécessaire.
L’ensemble donne à PureVPN une portée un peu plus large qu’un simple service de connexion chiffrée. Tout n’a pas le même intérêt selon les usages, bien sûr, mais le fournisseur essaie clairement de construire autour du VPN un environnement de sécurité plus complet, sans trop alourdir l’interface au passage.
L’avis de la rédaction
PureVPN a nettement assaini son positionnement. Le service n’a plus grand-chose à voir avec le fournisseur un peu bancal qu’il a pu être par le passé. L’infrastructure s’est étoffée, les performances sont globalement correctes, surtout en Europe, et l’offre s’est enrichie autour du VPN avec plusieurs fonctions annexes utiles au quotidien. À cela s’ajoutent une prise en charge multiplateforme très large, des serveurs adaptés au streaming et au P2P, ainsi qu’une politique de confidentialité aujourd’hui mieux cadrée qu’à l’époque de Hong Kong.
Tout n’est pas irréprochable pour autant. Les résultats restent plus inégaux sur les destinations lointaines, l’interface manque encore un peu de souplesse dans son organisation, et PureVPN continue de traîner un historique encombrant sur la question de la journalisation. Les audits mis en avant vont dans le bon sens, mais ne suffisent pas à placer le fournisseur au niveau des services les plus irréprochables sur le terrain de la confiance.
Dans l’ensemble, PureVPN redevient un VPN tout à fait défendable pour qui cherche un service abordable, assez complet et simple à prendre en main. Il ne rivalise pas encore avec les références les plus abouties du marché, mais il revient clairement dans la conversation.
PureVPN est aujourd’hui exploité depuis les Îles Vierges britanniques et met en avant une politique no-log associée à un dispositif d’audit continu, un argument plutôt rassurant sur le papier, même s’il ne vaut pas preuve permanente à lui seul. Le service s’appuie sur un réseau de plus de 6 000 serveurs dans plus de 65 pays, avec des emplacements dédiés au streaming, au P2P, au port forwarding ou encore à la protection post-quantique. L’offre s’est aussi élargie autour du VPN avec plusieurs outils annexes, parmi lesquels un gestionnaire de mots de passe, une surveillance du dark web et un service de suppression de données. PureVPN reste ainsi un service abordable et assez complet, mais encore un cran en dessous des meilleures références sur le terrain de la confiance, de la lisibilité technique et de la constance des performances.
- Réseau vaste et bonne couverture internationale
- Streaming et P2P bien pris en charge
- Couverture multiplateforme très large
- Tarifs agressifs
- Passif no-log encore encombrant
- Transparence corporate perfectible
- Interface correcte, mais rigide
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