Jim Hood estime que Google favorise non seulement cette pratique en indexant les sites qui font ce commerce, mais gagne également de l'argent en acceptant que des publicités vantant la vente illégale de médicaments soient diffusées sur ses services.
Un porte-parole de l'entreprise a assuré au site USA Today qu'une surveillance accrue était de mise depuis un moment. Google aurait ainsi déjà supprimé plus de 3 millions d'affichages publicitaires pour des pharmacies en ligne qui, en vendant des médicaments sur la base d'aucune ordonnance, pratiquent un trafic illégal. « Nous prenons la sécurité de nos utilisateurs très au sérieux, et nous avons expliqué au procureur général Hood comment nous appliquons une politique de lutte contre les pharmacies en ligne illégales et les médicaments contrefaits » a expliqué Google, qui a ajouté qu'outre les publicités, les vidéos YouTube sont également surveillées.
Mais pour Tim Hood, Google ne fait pas assez d'effort : le magistrat a convié le PDG de la firme, Larry Page, a une réunion des procureurs généraux qui se déroulera à Boston le 17 juin prochain, en vue de discuter du problème. Selon USA Today, Page n'a pas encore confirmé sa venue, mais on imagine que Google va faire le nécessaire pour s'éviter un nouveau procès coûteux.