Alors que Xavier Chardon, directeur général de Citroën, annonçait sur BFM Business une ë-C3 à 13 490 euros, trois jours plus tard, le prix tombait à 12 990 euros. En dessous de la C3 essence, pour la première fois.

C'est une première, et de taille. Pour la première fois chez un constructeur français « généraliste », la version électrique d'un modèle coûte moins cher que son pendant à essence. La Citroën ë-C3 You Autonomie urbaine s'affiche à 12 990 euros avec les aides disponibles, contre 15 990 euros pour la C3 thermique d'entrée de gamme.
Trois mille euros d'écart en faveur de l'électrique, obtenus grâce à la prime CEE maximale de 5 700 euros, accessible aux foyers les plus modestes, et à une ristourne de 1 300 euros accordée par la marque. Ceux qui ne touchent pas le maximum bénéficient tout de même d'une prime CEE minimale de 3 600 euros, ce qui ramène tout de même la facture à 16 390 euros, toujours sous le thermique.
Électrique moins chère que l'essence : une première chez un généraliste français
C'est Xavier Chardon, directeur général de Citroën, qui a annoncé la belle affaire sur le plateau de notre confrère BFM Business, avec un tarif à 13 490 euros.
Trois jours plus tard, la marque aux chevrons ponçait encore ce prix à 12 990 euros, en marge des essais nationaux de la ë-C3 Urban alors en cours, mais le site officiel de Citroën n'avait pas encore mis à jour les informations correspondantes.
Mais pour les intéressés, le calcul est vite fait :
- prix catalogue de 19 990 euros
- - prime CEE maximale de 5 700 euros
- - ristourne constructeur de 1 300 euros
- = 12 990 euros.

- Un accès simple et rapide aux données des véhicules Citroën
- La prise de rendez-vous dans l'un des ateliers Citroën depuis son smartphone
- Un outil d'informations et d'assistance accessible à tout moment
En série sur la finition You, on trouve les radars de stationnement, les rétroviseurs électriques et la climatisation. Pas d'écran central en revanche, juste un support pour smartphone, et la banquette arrière ne se rabat pas. La batterie de 30 kWh donne 205 km d'autonomie WLTP, suffisant pour un usage urbain quotidien. Xavier Chardon rappelle d'ailleurs que l'usage moyen des Français tourne autour de 34 km par jour, soit largement de quoi rouler sereinement avant chaque recharge.
Une guerre franco-française qui profite à l'acheteur
C'est donc l'arrivée de la Twingo E-Tech, début avril, qui a précipité les choses. Renault lançait sa citadine à 19 490 euros catalogue, soit 13 750 euros avec la prime CEE maximale, et bousculait au passage un segment que Citroën occupait seul depuis plusieurs mois. La réponse ne s'est pas fait attendre, Citroën a répondu en quelques jours, d'abord à 13 490 euros, puis à 12 990 euros.
Mais pendant des années, la pression sur les prix des citadines électriques abordables venait du pays du Soleil levant, pas de l'Hexagone. Là, deux marques françaises s'affrontent directement, et les tarifs s'effondrent en quelques jours plutôt qu'en quelques mois. C'est inédit et surtout, une aubaine pour celui qui tiendra le volant in fine.
Pour autant, les deux modèles ne s'adressent pas exactement au même acheteur. La Twingo annonce 263 km d'autonomie WLTP, contre 205 km pour la ë-C3, et la recharge rapide DC jusqu'à 50 kW y est disponible en option à 500 euros. Sur la C3, cette option existe aussi mais plafonne à 30 kW. Côté gabarit, la ë-C3 mesure 4,01 mètres contre 3,78 mètres pour la Twingo, un sacré avantage au quotidien quand on prend régulièrement des passagers à l'arrière, que ce soient les enfants ou les collègues en covoiturage.
Xavier Chardon va-t-il enfin faire pencher le coeur et le portefeuille des automobilistes vers ses versions citadines électriques plutôt que thermiques avec ces enchères vers le bas ?
Source : Automobile Propre