Mini-PC assemblé en France, la Stim Machine est au même prix que la Steam Machine de Valve, mais avec un GPU autrement plus costaud !

C'est ce qui s'appelle profiter de l'occasion. En effet, le groupe LDLC profite du lancement de la Steam Machine de Valve pour mettre en avant son propre mini-PC qui joue crânement sa chance.
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LDLC joue les opportunistes
Alors que la Steam Machine n'est même pas encore officiellement disponible en France, Valve n'est pas épargné par les critiques qui évoquent ici un prix bien trop élevé, là un GPU d'ancienne génération.
Profitant de l'occasion, le groupe français LDLC s'offre une belle publicité en annonçant le lancement d'un mini-PC dont le nom, le style et la configuration ne laissent guère de place au doute : baptisé Stim Machine, le mini-PC de LDLC est clairement positionné en face du produit de Valve.
En face certes, mais aussi au-dessus comme le souligne malicieusement LDLC en indiquant que sa machine est « exactement au prix de la Steam Machine de base — sauf qu'elle embarque une génération de GPU d'avance, un SSD standard et zéro liste d'attente ».
En effet, alors que Valve a retenu un GPU RDNA 3 semi-custom proche d'une Radeon RX 7600 XT, LDLC s'est permis d'intégrer une Radeon RX 9060 XT en RDNA 4. Plus moderne, cette carte graphique est parfaitement compatible FSR Redstone et dispose de bien plus de pêche pour le ray tracing notamment.
Pour être complètement honnête – et là LDLC ne s'en vante pas –, il faudrait aussi préciser que le CPU Ryzen 5 8400F est un chouia en retrait : il intègre le même nombre de cœurs Zen 4 (6) et affiche une fréquence similaire, mais il doit faire avec un TDP de 65 watts quand le modèle custom retenu par Valve est plus proche des puces mobiles d'AMD, avec un TDP de 30 watts.
Stim Machine plus ouverte, moins plug & play
LDLC joue à fond le jeu des sept différences et souligne que son mini-PC dispose d'un châssis – un Silverstone au format mini-ITX – sensiblement plus ouvert que celui de la Steam Machine, mais aussi plus volumineux.
Sur le principe, c'est vrai. Avec son format mini-ITX, le boîtier peut très bien recevoir une nouvelle carte mère et celle-ci peut être complétée de davantage de mémoire vive que les 16 Go de DDR5 retenus de base (comme sur la Steam Machine). Cependant, LDLC force un peu le trait et Valve autorise aussi la montée en puissance de la RAM ou le remplacement du SSD. Reste que c'est un peu moins simple que sur le boîtier retenu par l'intégrateur français.
Concurrence oblige, LDLC penche pour le système d'exploitation de la Steam Machine, le fameux SteamOS. L'intégrateur communique d'ailleurs un petit guide en cinq étapes pour installer la chose et c'est là que Valve reprend un net avantage : SteamOS est préinstallé sur sa machine qui, logiquement, est pensée pour en exploiter toutes les subtilités comme la prise en charge du Steam Controller, la sortie de veille rapide et l'HDMI CEC pour piloter tous les appareils de la chaîne HDMI (PC, télé, système audio).
Reste que LDLC joue plutôt bien le coup. Sa machine n'est finalement qu'un PC mini-ITX comme n'importe qui pourrait le proposer, mais en orientant bien les choses, le groupe se positionne plutôt pas mal. Il est d'ailleurs à noter que sa Stim Machine n'est vendue « que » 999 euros si vous choisissez de l'assembler vous-même, contre 1 039 euros (le prix de la Steam Machine) si vous optez pour une configuration déjà assemblée.
Notez au passage que cette version déjà assemblée profite, en plus, d'une garantie étendue de cinq ans. Là encore, c'est plutôt bien vu !
Source : LDLC