Gemini 4 pourrait arriver bien avant décembre 2026. Koray Kavukcuoglu, nouveau patron de Google DeepMind, confirme que le modèle est déjà en post-entraînement, mais Google ne dévoile encore ni date précise, ni performances, ni conditions d’accès.

Gemini 4 ne se fera finalement pas attendre jusqu’aux dernières semaines de 2026. Pour sa première apparition médiatique depuis sa nomination à la tête de Google DeepMind, Koray Kavukcuoglu a indiqué que le prochain modèle phare de Google était entré en phase de post-entraînement. L’entreprise espère en publier une première version « bien avant la fin de l’année », puis accélérer les itérations. La déclaration confirme donc un lancement plus proche qu’attendu, sans transformer cette fenêtre en rendez-vous ferme. Google ne fournit encore aucun élément technique permettant d’évaluer le modèle, tandis que l’information nous parvient par une chaîne de reprise plutôt que par une annonce officielle complète.
Le post-entraînement de Gemini 4 ouvre la voie à une première version anticipée
Koray Kavukcuoglu explique que Google souhaite diffuser « dès que possible » un premier résultat issu du post-entraînement, rapporte The Verge. Cette étape intervient après l’entraînement initial et sert notamment à ajuster le comportement du modèle avant sa mise à disposition. Le dirigeant affirme que les résultats observés en interne encouragent DeepMind à avancer rapidement. Il promet ensuite des mises à jour soutenues, ce qui suggère un lancement progressif plutôt qu’une version figée attendant d’être jugée entièrement terminée.
Cette formulation laisse pourtant une marge confortable à Google. On ignore également si la première mouture sera accessible au grand public, réservée aux développeurs par API ou limitée à certains produits. Le mot « publication » ne garantit pas davantage un déploiement mondial immédiat. Le calendrier se resserre, pas les incertitudes.
Sans benchmarks ni tarifs, Google confirme un calendrier plutôt qu’un bond technique
Aucune donnée ne permet pour l’instant de mesurer les progrès accomplis depuis Gemini 3. Google ne communique ni architecture, ni nombre de paramètres, ni taille de fenêtre contextuelle. Les modalités prises en charge, les résultats de benchmarks, la latence, le prix et les conditions d’accès à l’API restent également inconnus. Impossible, donc, de déterminer si Gemini 4 creusera un écart technique ou se contentera de remettre la gamme au niveau de ses rivaux. Même l’ouverture de Gemma 4 n’apporte aucun indice exploitable sur ce futur modèle propriétaire.
Le contexte concurrentiel rapporté autour de l’annonce doit lui aussi être manié avec précaution. Des résultats internes encourageants ne remplacent pas des évaluations reproductibles, surtout pour les entreprises qui arbitrent selon le coût, la fiabilité des outils et les performances sur leurs propres tâches. Pour les utilisateurs de Gemini confrontés aux pannes, la qualité du service comptera aussi lourd que le classement dans les benchmarks.
L’annonce de Koray Kavukcuoglu livre un signal clair : Gemini 4 a dépassé le stade du chantier lointain et Google veut montrer rapidement une première version. Elle ne permet toutefois pas encore de juger le modèle, encore moins de le comparer sérieusement à ses concurrents. Une date, des tarifs, un accès API et des tests indépendants seront nécessaires pour savoir si DeepMind accélère seulement sa communication ou aussi ses performances.
- Multimodalité texte, voix et fichiers
- Intégration poussée aux services Google
- Applications Web, mobile et bureau