Edge est le premier navigateur à profiter du lancement accéléré de Windows 11. Microsoft promet environ 15 % de gain à l’ouverture pour la plupart des utilisateurs, jusqu’à 33 % quand le PC jongle avec beaucoup de tâches. Ces travaux profiteront aux autres navigateurs sous Chromium.

Melnikov Dmitriy / Shutterstock
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Le gain concerne les lancements d’Edge quand le navigateur est déjà ouvert, ou actif en arrière-plan (grâce à Startup Boost, par exemple). La fonction est déjà déployée avec Edge 150, sur Windows 11 (25H2, 26H1 ou 26H2) mis à jour avec la KB5127936 d’octobre 2026, hors sécurité, ou une version plus récente.

Edge prévient Windows qu’il est là, et le système n’a plus à le chercher

Jusqu’ici, un clic sur Edge dans la barre des tâches, ou sur un lien censé s’ouvrir dans le navigateur, obligeait Windows à lancer un petit processus intermédiaire. Son rôle : vérifier si Edge tourne déjà et, si oui, lui transmettre la demande. Sur un PC qui vient de démarrer, on le remarque à peine. Avec plusieurs applications ouvertes, cette vérification peut donner une impression de lenteur.

Désormais, Edge signale lui-même sa présence à Windows dès qu’il démarre, et le système enregistre cette demande. Au lancement suivant, Windows contacte directement le processus Edge en cours, sans intermédiaire. Ce nouveau fonctionnement s’applique au menu Démarrer, à la barre des tâches et aux liens pris en charge qui s’ouvrent par défaut dans Edge. Microsoft travaille à y ajouter l’ouverture des fichiers PDF.

chromium ban logo

Microsoft avait déjà communiqué sur les optimisations de performance de Edge. Avec la version 134, nous rapportions un gain d’environ 9 % sur Speedometer 3.0, un benchmark qui simule de vraies interactions d’utilisateur. L’éditeur de Redmond expliquait avoir opéré des modifications du moteur de rendu de Chromium. Ici, les travaux portent donc sur le lien entre le navigateur et Windows, pas l’affichage des pages.

Non, Microsoft ne répète pas ce qu'elle a fait avec Internet Explorer en intégrant profondément son navigateur au sein du système. Les fruits de ces travaux seront reversés à Chromium, le projet open source sur lequel reposent Edge, Chrome, Vivaldi, Opera ou Brave. Ces navigateurs pourront donc en profiter à l’avenir, même si à l’heure actuelle, aucune date n’est précisée. Côté développeurs, la documentation décrit une interface expérimentale réservée aux applications « à instance unique », c’est-à-dire celles qui réutilisent la fenêtre déjà ouverte plutôt que d’en créer une nouvelle. Notons qu’il faut demander à Microsoft un jeton de déverrouillage. Reste à savoir si les développeurs de Mozilla pourront adapter ces travaux au moteur de rendu Gecko

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