NVIDIA n'a pas lésiné sur les annonces à l'occasion de la GTC 2025, il faut dire que ce rendez-vous compte parmi les plus importants de l'année pour le fondeur. Le géant de l'IA et des GPU en a profité pour dévoiler une véritable bête de course : la RTX Pro 6000. Une carte graphique ultra-puissante, dotée de 96 Go de VRAM GDDR7, et destinée aux professionnels de l’IA, de la 3D et du calcul intensif.

Avec ses 24 064 cœurs CUDA, 188 cœurs RT et 752 cœurs Tensor, elle surpasse même la GeForce RTX 5090, pourtant déjà une référence en matière de puissance. Mais alors, à qui s’adresse vraiment cette machine de guerre ?
Des performances démesurées, mais pas pour les joueurs
Soit, la RTX Pro 6000 n’a pas été conçue pour le gaming, malgré des specs impressionnantes. La comparaison avec la RTX 5090 est néanmoins pertinente puisqu'elles reposent toutes deux sur l'architecture Blackwell. Le tableau ci-dessous montre les différences entre les deux cartes, à partir des informations connues sur cette RTX Pro 6000.
Modèle | Cœurs CUDA | Cœurs RT | Cœurs Tensor | VRAM | Consommation |
RTX Pro 6000 | 24 064 | 188 | 752 | 96 Go GDDR7 | 600 W |
RTX 5090 | 21 760 | 170 | 680 | 32 Go GDDR7 | 575 W |
La RTX Pro 6000 est plus puissante, avec plus de mémoire vidéo (VRAM) et plus de cœurs, mais elle n’a pas été optimisée pour les jeux vidéo. Et les premiers benchmarks viennent le confirmer : bien que la carte est annoncée avec un gain de performances de 19% en FP32, ray tracing et IA par rapport à la 5090, ses résultats concrets en jeu sont loin d’être spectaculaires. D’après Wccftech, les performances en ray tracing 4K ne progressent que de 5%, et l’écart est encore plus mince en path tracing avec seulement 2% de gain. En 1440p, elle se place même légèrement derrière la 5090.
Comme le souligne Wccftech, ces écarts peuvent être dus à une sous-utilisation du matériel ou à des pilotes graphiques pas encore totalement optimisés. Quoi qu’il en soit, ces tests confirment que la RTX Pro 6000 n’a jamais été pensée pour le gaming, mais bien pour des usages professionnels.
À qui s’adresse vraiment cette carte graphique ?
Cette carte est un véritable monstre de puissance, mais elle ne s’adresse qu’à un public ultra-spécifique. Oubliez les joueurs et les créateurs de contenu classiques, la RTX Pro 6000 vise bien plus haut. Son terrain de jeu, ce sont les studios de création 3D, où chaque milliseconde gagnée sur un rendu photoréaliste vaut des milliers d’euros. C’est aussi un outil taillé pour les laboratoires de recherche et les centres de calcul, où la moindre avancée en modélisation scientifique peut faire la différence dans des domaines comme l’astrophysique ou la médecine. Enfin, c’est une arme redoutable pour les géants de l’IA qui ont besoin de cartes capables d’absorber des montagnes de données pour entraîner leurs modèles.
Avec 96 Go de VRAM, elle permet de manipuler des scènes 3D massives, des simulations complexes ou des datasets colossaux, sans ralentissement. Son architecture Blackwell la rend idéale pour des charges de travail ultra-intensives, comme sa consommation électrique en témoigne… alimenté d'ailleurs par un simple connecteur 12V-2x6, on peut s'interroger sur les risques de chauffe !
Prix et disponibilité : un luxe réservé aux pros
Si Nvidia n’a pas encore communiqué de prix officiel, il est clair que la RTX Pro 6000 ne sera pas accessible au grand public. Pour référence, la RTX 6000 Ada (génération précédente) dépassait 7 000 dollars. On peut donc s’attendre à un tarif bien au-delà pour cette version Blackwell.
La RTX Pro 6000 sera d'abord disponible en avril 2025 via des fabricants comme PNY, avant d'arriver en mai 2025 au catalogue de constructeurs de PC comme Dell, HP, Lenovo et d'autres intégrateurs spécialisés dans les stations de travail.