ULS Robotics

La santé, l'industrie militaire et maintenant l'industrie automobile :
les exosquelettes robotiques ont le vent en poupe. Des firmes internationales comme Hyundai, General Motors ou Ford explorent les possibilités de ces combinaisons motorisés pour les salariés travaillant sur les lignes de production.

S'il semblait que les robots, purs et durs, prenaient peu à peu la
place des humains dans les usines, certaines entreprises se tournent vers la fabrication de ces exosquelettes en vue de faciliter le travail des ouvriers et d'empêcher les blessures. C'est notamment le cas d'ULS Robotics, une firme basée à Shangai.

Des combinaisons robotiques pour éviter de se casser le dos

Jusqu'ici, on connaissait bien les applications militaires ou médicales des combinaisons robotiques : désormais, l'industrie automobile s'intéresse de plus en plus à ces technologies.

Et pour cause, malgré le développement des chaînes de production automatisées, les travailleurs humains sont toujours présents. Aussi, selon
Xu Zhenhua, fondateur de ULS Robotics, différentes entreprises « mettent l'accent sur les responsabilités sociales et la protection du travail », et cherchent à réduire drastiquement les accidents du travail. C'est d'ailleurs dans cette optique que l'entreprise chinoise développe actuellement trois exosquelettes destinés à l'industrie automobile.

Chacun de ces robots est dédié à l'assistance d'une partie du corps :
l'un doit venir soutenir les bras et le torse, un autre s'installe autour de la taille pour protéger le dos et le dernier est dédié aux membres inférieurs. Les deux premiers, précise Bloomberg, pèsent environ 7 kg et permettent à un travailleur de porter des poids plus lourds de 20 kg. Embarquant une batterie lithium-ion, ces exosquelettes ont une durée de vie de 6 à 8 heures avant recharge.

ULS Robotics

En Chine, affirme Xu Zhenzhua, l'intérêt des exosquelettes est notamment lié à l'âge vieillissant des travailleurs en usine. « Durant les 30 dernières années, la Chine a gagné un avantage certain [en industrie] parce que nous avions beaucoup de jeunes et de force de travail à bas coût », souligne-t-il. « Toutefois, depuis le début des années 2010, la population vieillit, et le taux de natalité diminue. Et même si l'industrie automobile est hautement automatisée, des travailleurs expérimentés sont toujours nécessaires pour l'assemblage final. Ce n'est pas remplaçable ».

Plusieurs essais chez les constructeurs

General Motors, la compagnie China Southern Airlines, ou des aéroports à
Shangai et Pékin, testent actuellement les produits développés par ULS Robotics, qui a reçu des financements (sommes inconnues) de plusieurs firmes de capital risque comme Future Capital Discovery Fund.

D'autres entreprises à travers le monde testent l'utilisation d'exosquelettes
pour leurs employés d'usine. Du côté de l'automobile, on retrouve notamment Hyundai, qui a développé sa propre solution : la Vest Exoskeleton (VEX), révélée en mars dernier. Cet exosquelette doit d'ailleurs être envoyé à des travailleurs d'une usine en Alabama, aux Etats-Unis, plus tard dans l'année.

En 2018, c'est Ford qui développait son propre « gilet augmenté » pour les travailleurs de quinze de ses usines à travers le monde. Là aussi, l'objectif était de soutenir l'employé dans des tâches physiques ardues. Et, accessoirement ou non, d'augmenter la productivité.

Source : Bloomberg