Avec son VPN gratuit, ses bonnes performances et une interface plus aboutie qu’à ses débuts, PrivadoVPN reste un outsider crédible sur le marché. Le fournisseur suisse ne joue pas encore dans la même cour que les références du secteur, faute notamment d’une infrastructure plus étoffée et d’un audit indépendant, mais il livre une prestation sérieuse, suffisamment solide pour figurer dans notre comparatif des meilleurs VPN de 2026.

Clubic - Notre avis sur PrivadoVPN
Clubic - Notre avis sur PrivadoVPN

Qu'est-ce que PrivadoVPN ?

C’est en avril 2019 que PrivadoVPN débarque officiellement sur un marché VPN déjà bien chargé. D’abord orienté B2B, le service s’ouvre au grand public en décembre de la même année. Depuis, il a progressivement élargi sa couverture multiplateforme et affiné son positionnement, en misant à la fois sur la confidentialité, la simplicité d’usage et un VPN gratuit qui a largement contribué à le faire connaître.

Tout comme Proton VPN, qu’il ne cache pas vouloir concurrencer, PrivadoVPN est domicilié en Suisse, un pays souvent mis en avant pour son cadre juridique favorable à la protection de la vie privée. Le fournisseur affirme par ailleurs appliquer une politique de non-journalisation stricte, en adéquation avec ce positionnement.

Malgré cela, PrivadoVPN ne s’est toujours soumis à aucun audit indépendant, ni sur son infrastructure technique, ni sur sa politique no-log. Un point qui compte forcément dans l’évaluation du service, alors qu’une bonne partie des concurrents, y compris de taille intermédiaire, font désormais appel à des cabinets externes pour vérifier aussi bien leurs engagements de confidentialité que la sécurité de leurs applications.

Fiche technique PrivadoVPN

Résumé
Serveurs67
Pays couverts50
Connexions simultanées10 connexions simultanées
Essai gratuitEssai gratuit 30 jours
AvantagesAvantage : le petit qui monte
Caractéristiques
Serveurs67
Pays couverts50
Connexions simultanées10 connexions simultanées
Essai gratuitEssai gratuit 30 jours
Logs de donnéesPas de log de données
AvantagesAvantage : le petit qui monte
DomiciliationSuisse
Blocage d'urgenceOui
Split TunnelingOui
ProtocolesOpenVPN, IKEv2, WireGuard
PlateformesWindows, macOS, Linux, Android, iOS, Amazon Fire TV, Android TV, Routeurs
Support ClientOui
Tarif (€/mois)1.11
Engagement24 mois
PaiementCarte bancaire, Paypal, Virement, Crypto
Spécifications
Système d'exploitationWeb
LicenceGratuiciel
EditeurPrivadoVPN
LangueFrançais
CatégorieVPN

L'infrastructure de PrivadoVPN

PrivadoVPN reste un petit acteur à l’échelle du marché. Son réseau se limite aujourd’hui à 67 serveurs répartis dans 50 pays, un total très en deçà de ce que déploient les grands noms du secteur. Pour autant, la couverture géographique tient la route, avec des points de présence répartis dans les principales régions du monde.

Le fournisseur VPN met aussi en avant une infrastructure qu’il présente comme premium, en précisant posséder une partie de ses équipements. En revanche, PrivadoVPN reste discret sur l’architecture exacte de ses serveurs. Le service ne revendique notamment ni serveurs RAM ni infrastructure diskless, ce qui empêche d’en faire un argument différenciant sur le terrain de la confidentialité.

Ce format modeste ne l’empêche pas pour autant de livrer des résultats très honorables. Comme on le verra plus loin dans ce test, la taille réduite du parc ne se traduit pas automatiquement par des performances en retrait, y compris sur des usages exigeants.

PrivadoVPN est-il gratuit ?

PrivadoVPN propose une formule freemium qui fait toujours partie de ses meilleurs arguments. Le fournisseur met à disposition un vrai VPN gratuit, sans limite de durée ni carte bancaire, avec 10 Go de données par mois à pleine vitesse. Une fois ce quota consommé, il est possible de basculer sur le mode Lite pour continuer à utiliser le service avec un débit plus restreint.

L’offre donne accès à 13 localisations gratuites et conserve une base technique sérieuse, avec la prise en charge d’OpenVPN et de WireGuard. Sans atteindre la richesse fonctionnelle des offres payantes, elle reste plus exploitable que bien des VPN gratuits cantonnés à un rôle de simple produit d’appel.

Tarifs et prix de PrivadoVPN

Outre sa version gratuite, PrivadoVPN propose trois formules payantes :

  • 10,99 €/mois pour un mois
  • 1,33 €/mois pour 1 an + 3 mois, facturé 20 € en une fois
  • 1,11 €/mois pour 2 ans + 3 mois, facturé 30 € en une fois

Chaque abonnement payant permet de protéger jusqu’à 10 appareils en même temps. PrivadoVPN applique par ailleurs une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours sur ses formules un an et deux ans, mais pas sur le forfait mensuel. Ici, la présence d’un VPN gratuit permet malgré tout de nuancer un peu les choses, puisqu’elle laisse la possibilité de se faire une idée du service avant de souscrire. Comme souvent, le renouvellement automatique est activé par défaut au moment de l’achat.

Télécharger et installer PrivadoVPN

PrivadoVPN propose des applications pour Windows, macOS, Android, iOS, Android TV, Apple TV et Amazon Fire TV, ainsi que des extensions pour les principaux navigateurs. Pour l’installer, rien de compliqué. Il suffit de souscrire à une formule, ou de créer un compte gratuit, puis de télécharger le client PrivadoVPN correspondant à son appareil avant de s’y connecter avec ses identifiants.

Le service met aussi à disposition des fichiers de configuration OpenVPN et WireGuard. Une option plus technique, surtout utile pour Linux, un routeur ou tout autre appareil ne disposant pas d’un client natif.

PrivadoVPN - Les plateformes et OS compatibles avec le VPN. © Clubic
PrivadoVPN - Les plateformes et OS compatibles avec le VPN. © Clubic

Interface et fonctionnalités de PrivadoVPN

Organisation du client VPN et console web

PrivadoVPN fait le choix d’un client compact, dans un format réduit qui n’est pas sans rappeler celui de Mullvad ou de PIA en mode réduit. En soi, ce parti pris ne pose pas de vrai problème. L’écran d’accueil donne accès à l’essentiel, avec un bouton de connexion bien visible, l’affichage de l’adresse IP attribuée, ainsi qu’un accès rapide au meilleur emplacement proposé par le service ou au dernier serveur sélectionné.

L’interface est globalement facile à prendre en main et désormais traduite en français. La barre latérale se limite à trois accès principaux, avec une icône pour revenir à l’accueil, une autre pour ouvrir Control Tower (bloqueur de pubs et de contenus), et une dernière pour accéder aux paramètres.

PrivadoVPN - L'interface de connexion. © Clubic

La liste complète des emplacements n’apparaît pas directement dans la barre latérale. Il faut passer par le bouton affiché sous l’état de la connexion pour y accéder, un choix qui ne tombe pas forcément sous le sens au premier abord. Une fois dans ce menu, PrivadoVPN se rattrape avec une présentation plus aboutie, un moteur de recherche, une suggestion automatique du meilleur emplacement, des favoris et un tri par nom ou par latence.

La fenêtre des paramètres, plus large, regroupe pour sa part les principaux réglages liés à la connexion automatique, au choix du serveur préféré, au comportement sur les réseaux Wi-Fi non fiables, aux protocoles, au kill switch ou à Smart Route. L’ensemble ne cherche pas à en mettre plein la vue, mais il va droit au but et s’avère bien plus agréable à utiliser que ce que le format réduit de l’application pourrait laisser craindre.

PrivadoVPN - Les réglages VPN avancés. © Clubic

La console web prolonge assez logiquement le client VPN. On y retrouve les informations liées au compte et à l’abonnement, mais aussi plusieurs réglages touchant directement au service, comme la protection contre les menaces, le centre de téléchargement des applications, la liste des emplacements optimisés pour le streaming, la configuration du proxy SOCKS5 ou encore la gestion des alias mail. Il est également possible d’y générer ou de récupérer les fichiers de configuration OpenVPN et WireGuard pour les installations manuelles.

Nous n’y avons pas, en revanche, trouvé de tableau de bord permettant de déconnecter à distance les appareils déjà liés au compte.

Choix des emplacements

Avec 67 serveurs répartis dans 50 pays, PrivadoVPN ne noie pas l’utilisateur sous les options. On fait assez vite le tour des localisations proposées, ce qui simplifie la navigation, mais rappelle aussi que le service joue dans une autre catégorie que les mastodontes du secteur.

Dans les faits, Privado pousse l’automatisation sans aller tout à fait au bout. Il suggère bien un meilleur emplacement et sélectionne automatiquement le serveur le plus pertinent, mais la connexion impose malgré tout un détour un peu inutile. Il faut d’abord cliquer sur le pays, puis sur la ville correspondante, y compris lorsqu’une seule ville est disponible.

PrivadoVPN a au moins eu la bonne idée d’intégrer un test de vitesse pour ses emplacements, ce qui permet de vérifier assez rapidement vers quel point de sortie se tourner. En revanche, les localisations optimisées pour le streaming ne sont pas signalées dans l’application. Pour les retrouver, il faut passer par la console web.

PrivadoVPN - La liste des emplacements disponibles. © Clubic

Protocoles et chiffrement

PrivadoVPN laisse le choix entre une sélection automatique du protocole et trois options manuelles, à savoir WireGuard, IKEv2 et OpenVPN. L’ensemble couvre l’essentiel, avec un mode automatique pratique pour celles et ceux qui ne veulent pas mettre les mains dans les réglages, WireGuard pour privilégier la rapidité, IKEv2 pour sa stabilité, et OpenVPN pour les usages plus spécifiques.

OpenVPN peut être configuré en TCP ou en UDP, avec plusieurs ports préconfigurés, dont 1194, 443, 8080 et 8443. PrivadoVPN propose aussi une option d'obfuscation baptisée Scramble, à activer manuellement, afin de masquer plus efficacement le trafic OpenVPN sur les réseaux qui cherchent à l’identifier ou à le bloquer. Un ajout bien vu.

Côté chiffrement, PrivadoVPN s’appuie sur des standards éprouvés. OpenVPN repose sur de l’AES-256, tandis que WireGuard utilise une cryptographie plus moderne, associée à ChaCha20.

PrivadoVPN - Le choix des protocoles. © Clubic

Support technique

Malgré sa taille modeste, PrivadoVPN assure toujours une assistance disponible 24 h/24 et 7 j/7. Le fournisseur VPN s’appuie pour cela sur deux canaux principaux, un support par mail et un chat en direct, auxquels s’ajoute une base de connaissances assez fournie pour les problèmes les plus courants.

Test de vitesse

Pour la rédaction de cet avis, nos tests de vitesse ont été menés sur un MacBook Air (M1, 2020), équipé d’une connexion fibrée et filaire (débit descendant annoncé : 1 Gb/s ; débit ascendant annoncé : 700 Mb/s).

Afin d’obtenir des résultats aussi neutres que possible, nous avons effectué des relevés sur le site nPerf, trois fois par jour (9h, 13h, 18h) pendant trois jours, sans et avec VPN, pour Wireguard. Pour les mesures avec VPN, nous avons choisi de tester les serveurs automatiquement attribués par PrivadoVPN en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Japon.

  • Rappelons que le PING permet de mesurer (en millisecondes) le temps réalisé par des paquets de données pour faire l'aller-retour entre un terminal et le réseau Internet. Plus il est faible, plus la connexion réseau est bonne. Concernant les débits descendants (download) et ascendants (upload), plus ils sont élevés, plus la connexion Internet est rapide.
PrivadoVPN - Tests de vitesse avec et sans VPN (WireGuard). © Clubic

Sur une connexion de référence affichant en moyenne 922,9 Mb/s en téléchargement, 773,7 Mb/s en upload et 1,3 ms de ping, PrivadoVPN livre de bons résultats, et surtout assez homogènes.

En France, PrivadoVPN atteint 338,5 Mb/s en download et 463,2 Mb/s en upload, pour une latence de 29,4 ms. Le Royaume-Uni suit avec 371,5 Mb/s en téléchargement, 411,7 Mb/s en envoi et 25,6 ms de ping, tandis que les États-Unis se maintiennent à 364,5 Mb/s, 385,4 Mb/s et 97,1 ms. Aucun de ces résultats ne décroche franchement, ce qui mérite d’être souligné. PrivadoVPN ne signe peut-être pas les pointes les plus spectaculaires du comparatif, mais il conserve des débits de bon niveau sur l’ensemble des destinations intermédiaires, avec un upload particulièrement bien tenu.

Le Japon reste logiquement en retrait, avec 142,2 Mb/s en téléchargement, 148,5 Mb/s en upload et 249,2 ms de ping. La baisse est nette, mais elle n’a rien d’anormal sur une destination aussi éloignée, et le service reste exploitable sans s’effondrer. C’est sans doute ce qui ressort le mieux de cette campagne. Malgré un réseau modeste, PrivadoVPN livre des performances globalement bien réparties d’un serveur à l’autre, sans gros trou d’air entre les différentes zones testées. Un résultat d’autant plus appréciable qu’il contraste plutôt favorablement avec ce que l’on pouvait attendre d’une infrastructure aussi resserrée.

Test de sécurité

Fuites DNS, WebRTC et IPv6

À l’issue de plusieurs vérifications aléatoires menées sur dnsleaktest.com, browserleaks.com et ipv6leak.com, nous n’avons relevé aucune fuite DNS, WebRTC ou IPv6. PrivadoVPN s’est donc montré fiable sur ce point.

Siège social, politique de confidentialité et audit

PrivadoVPN est basé en Suisse, un point qui continue, pour l’instant, de jouer en sa faveur. Le pays conserve une image solide en matière de protection de la vie privée, même si le sujet mérite aujourd’hui un peu plus de prudence qu’autrefois. Depuis 2025, Berne travaille en effet sur une révision partielle de deux textes d’exécution de la surveillance des télécommunications, l’OSCPT et l’OME-SCPT. La première consultation, menée en 2025, a suscité de nombreuses critiques, au point que le Conseil fédéral a annoncé en février 2026 une analyse d’impact externe et l’organisation d’une seconde consultation.

La politique de confidentialité reste d’ailleurs assez lisible dans son ensemble, ce qui mérite d’être relevé. PrivadoVPN précise qu’il collecte l’adresse mail et le nom d’utilisateur à la création du compte, qu’il passe par des prestataires tiers pour le paiement sans stocker lui-même les numéros de carte, et qu’il conserve les échanges transmis au support. Le texte mentionne aussi des données techniques liées aux applications, comme les versions activées, l’usage d’un outil auto-hébergé de crash reporting, ou encore des identifiants mobiles exploités à des fins statistiques ou marketing. Pour Android, Privado indique également que TrustedNetwork accède au SSID du réseau Wi-Fi, avec un stockage local annoncé sur l’appareil et sans transmission hors terminal. On n’est donc pas face à une politique minimaliste au sens strict, mais l’ensemble reste suffisamment explicite pour que l’on sache ce qui est collecté et pourquoi.

Il faut aussi noter que PrivadoVPN mesure le volume de bande passante consommé, notamment pour faire fonctionner sa formule gratuite, tout en précisant que cette donnée ne permet pas, selon lui, d’identifier le comportement d’un utilisateur ou d’une utilisatrice. Là encore, ce n’est pas contradictoire avec une politique no-log, mais ce n’est pas non plus une absence totale de collecte hors tunnel.

Malgré son positionnement très axé sur la confidentialité, PrivadoVPN n’a toujours fait l’objet d’aucun audit indépendant, ni sur son infrastructure technique, ni sur sa politique no-log. Dommage.

PrivadoVPN pour le streaming (Netflix, Disney+, HBO)

PrivadoVPN tient correctement son rang en streaming. Lors de nos essais, l’accès à des plateformes comme Netflix, Amazon Prime Video ou Disney+ s’est fait sans difficulté particulière, avec une lecture stable et une qualité vidéo très satisfaisante.

Comme toujours sur ce terrain, on rappellera que l’accès à ces plateformes reste soumis à des équilibres qui peuvent évoluer sans préavis, au gré des réglages du VPN comme des conditions imposées par les services concernés.

PrivadoVPN - La liste des services de streaming correctement pris en charge par le VPN. © Clubic

PrivadoVPN pour le torrent

PrivadoVPN prend en charge le trafic P2P sans difficulté particulière, ce qui en fait une option tout à fait valable pour le téléchargement de fichiers légaux. Le fournisseur propose aussi un proxy SOCKS5, à configurer depuis la console web, pour celles et ceux qui souhaitent affiner leur installation ou privilégier les performances dans certains usages bien précis.

Bien que le téléchargement torrent ne soit pas illégal en soi, il est interdit de télécharger des œuvres protégées par le droit d'auteur ou d’autres droits de propriété intellectuelle sans l’autorisation des titulaires de ces droits. Clubic recommande expressément aux utilisateurs de son site et aux tiers de respecter scrupuleusement ces droits ; étant rappelé qu’en France la violation des droits d’auteurs est constitutive du délit de contrefaçon puni d’une peine de 300 000 euros d’amende et de 3 ans d'emprisonnement. Plus d'informations sur le téléchargement illégal

PrivadoVPN sur iPhone ou Android

Sur mobile, PrivadoVPN reprend les grandes lignes de son interface desktop, avec une présentation simple et plutôt agréable à parcourir. L’ensemble se montre même un peu plus naturel à l’usage, notamment grâce à un accès plus direct aux emplacements depuis la barre inférieure. On retrouve ensuite la même logique que sur ordinateur, avec une sélection manuelle de la ville, des favoris, un tri par ordre alphabétique ou par latence, ainsi qu’un moteur de recherche pour retrouver plus rapidement un pays ou une localisation.

Les applications mobiles donnent aussi accès à l’essentiel des fonctions annexes du service. On y retrouve Control Tower pour le filtrage des menaces et de certains contenus, ainsi qu’un accès à Privado Sentry, la solution de sécurité additionnelle mise en avant par l’éditeur.

Du côté des réglages, PrivadoVPN conserve une base assez complète sur mobile. WireGuard et OpenVPN sont bien de la partie, avec pour ce dernier les mêmes options de configuration qu’en version desktop, entre TCP, UDP, choix des ports et obfuscation. WireGuard propose lui aussi un réglage destiné à contourner l’inspection du protocole, ce qui permet de retrouver sur smartphone un niveau de contrôle assez proche de celui offert sur ordinateur.

PrivadoVPN - L'application Android. © Clubic

Les autres fonctionnalités de PrivadoVPN

PrivadoVPN ne multiplie pas les fonctions à rallonge, mais il embarque aujourd’hui un ensemble suffisamment étoffé pour couvrir l’essentiel. On retrouve d’abord un kill switch, ainsi qu’un split tunneling dont la portée varie selon les plateformes, avec la possibilité d’exclure du tunnel certaines applications, certains sites web ou certaines adresses IP. Une souplesse appréciable, surtout sur un service de cette taille.

Le fournisseur VPN regroupe aussi une bonne partie de ses options de protection au sein de Control Tower. Ce module centralise le blocage des publicités, des trackers, des domaines malveillants et d’une partie des menaces en ligne, tout en y ajoutant des fonctions de contrôle parental. L’ensemble est plutôt bien structuré, même si l’on sent parfois une certaine superposition entre les briques de filtrage et les intitulés employés d’une interface à l’autre.

À cela s’ajoute Privado Sentry, la brique antivirus maison, que l’éditeur présente comme une protection en temps réel contre les malwares, les virus et les ransomwares. On sort ici du strict périmètre VPN, mais cette intégration participe clairement au repositionnement du service vers une suite de sécurité plus large.

L'avis de la rédaction

PrivadoVPN signe une copie sérieuse, portée d’abord par une formule gratuite qui reste l’une des plus intéressantes du secteur. Le service ne se contente pas de faire acte de présence avec un simple produit d’appel. Il propose un vrai VPN gratuit, utilisable dans la durée, avec une base technique solide, une interface désormais plus propre qu’à ses débuts et des performances très équilibrées, qui tiennent bien la route sur les usages les plus courants, y compris en streaming.

Le tableau est un peu plus nuancé dès que l’on regarde le service dans son ensemble. Son infrastructure reste modeste, avec seulement 67 serveurs répartis dans 50 pays, et certains choix d’interface ou de navigation manquent encore un peu de naturel. PrivadoVPN a étoffé sa boîte à outils avec Control Tower, le split tunneling, le kill switch ou encore Privado Sentry, mais l’ensemble ne donne pas encore tout à fait la même impression de maturité, de lisibilité et de finition que chez les références du marché.

Notre réserve principale concerne la confidentialité. Malgré sa domiciliation en Suisse et une politique de confidentialité plutôt lisible, PrivadoVPN n’a fait l’objet d’aucun audit indépendant depuis son lancement. Cela ne suffit pas à remettre en cause l’intérêt du service, mais cela l’empêche encore de franchir un cap face aux acteurs les mieux établis.

PrivadoVPN demeure donc une option tout à fait recommandable, en particulier pour son VPN gratuit et pour ses bonnes prestations d’ensemble, sans encore avoir les épaules d’un référant.

Conclusion
Note générale
7 / 10

PrivadoVPN reste un petit acteur du marché, avec 67 serveurs répartis dans 50 pays, mais il compense en partie par une formule gratuite bien pensée et des performances globalement solides. La version sans frais, limitée à 10 Go par mois, permet de sécuriser une partie de sa navigation sans fournir de données bancaires, tout en reposant sur les mêmes bases techniques que les offres payantes. Les abonnements Premium ajoutent les données illimitées, jusqu’à 10 connexions simultanées, ainsi qu’un ensemble de fonctions de protection comme le blocage des publicités, des trackers et des domaines malveillants. Malgré une infrastructure modeste, les débits restent bons et assez homogènes d’une destination à l’autre. L’absence d’audit indépendant sur l’infrastructure comme sur la politique no-log continue en revanche de l’empêcher de rivaliser avec les références du secteur.

Les plus
  • VPN gratuit de 10 Go par mois, exploitable et sans carte bancaire
  • Bonnes performances, avec des résultats équilibrés d’une destination à l’autre
  • Interface plus propre qu’à ses débuts, globalement facile à prendre en main
  • Boîte à outils assez complète avec kill switch, split tunneling, Control Tower et SOCKS5
Les moins
  • Infrastructure très modeste avec seulement 67 serveurs dans 50 pays
  • Quelques choix de navigation pas toujours très naturels dans les applications
  • Aucun audit indépendant de l’infrastructure ou de la politique no-log
  • Fonctions et informations parfois dispersées entre le client et la console web

Les réponses à vos questions sur PrivadoVPN

Y a-t-il une version gratuite de PrivadoVPN ?

Oui. PrivadoVPN propose une véritable formule gratuite, avec 10 Go de données par mois et un accès à 13 localisations. Cette offre repose sur les mêmes bases techniques que les abonnements payants, avec les mêmes protocoles VPN et le même niveau de protection annoncé par le fournisseur.

Le service propose aussi une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours sur ses abonnements payants un an et deux ans. En revanche, le forfait mensuel n’est pas éligible à cette garantie.

Est-ce que PrivadoVPN conserve des logs de connexion ?

PrivadoVPN se présente comme un VPN no-log. Le fournisseur affirme ne pas conserver l’historique de navigation, les destinations du trafic, le contenu des communications, les requêtes DNS ni l’adresse IP utilisée pendant une session VPN. Il indique également ne pas être en mesure de relier l’activité observée derrière une adresse IP de sortie à un compte donné.

Sa politique de confidentialité précise toutefois qu’un certain nombre de données liées au fonctionnement du service restent collectées en dehors du tunnel VPN, comme l’adresse email, le nom d’utilisateur, les échanges avec le support, certaines données techniques sur les applications ou encore le volume de bande passante consommé, notamment pour la formule gratuite. Le texte reste plutôt lisible sur ce point, mais comme PrivadoVPN n’a fait l’objet d’aucun audit indépendant, ces engagements reposent encore uniquement sur les déclarations du fournisseur VPN.

PrivadoVPN fonctionne-t-il avec Netflix, Amazon Prime Video et Disney+ ?

Oui. Lors de nos essais, PrivadoVPN a permis d’accéder sans difficulté particulière à Netflix, Amazon Prime Video et Disney+, avec une lecture stable et une qualité vidéo très satisfaisante. Le service se montre donc à la hauteur sur les usages de streaming les plus courants.

Comme toujours sur ce terrain, cette compatibilité ne vaut toutefois jamais garantie dans le temps. Elle dépend autant des réglages du VPN que des conditions d’utilisation et des mécanismes de détection propres à chaque plateforme.

Comment contacter PrivadoVPN ?

PrivadoVPN propose une assistance joignable 24 h/24 et 7 j/7 par email ou via un chat en direct, depuis son site et son espace de support. Le fournisseur VPN met aussi à disposition une base de connaissances assez fournie pour les questions les plus courantes.

Comment résilier ou se désabonner de PrivadoVPN ?

Pour résilier un abonnement PrivadoVPN, il faut passer par l’espace d’administration du compte, puis descendre jusqu’à l’option "Annuler le compte". Le service demande ensuite de confirmer la demande, de choisir un motif de résiliation, puis de valider l’annulation. En cas de besoin, il reste aussi possible de passer par le support pour être accompagné dans la démarche.

À noter aussi que la formule gratuite n’a pas besoin d’être résiliée au sens classique du terme, puisqu’elle expire automatiquement après 30 jours d’inactivité. Pour une suppression complète du compte gratuit, PrivadoVPN renvoie en revanche vers son support.

Comment configurer PrivadoVPN sur iOS et Android ?

Sur Android comme sur iOS, l’installation de PrivadoVPN ne présente pas de difficulté particulière. Il suffit de télécharger l’application depuis la boutique correspondant à son appareil, de se connecter avec ses identifiants, puis d’autoriser la création du profil VPN lors du premier lancement. L’application redirige ensuite vers les réglages nécessaires pour finaliser la configuration. Une fois cette étape validée, le service est prêt à être utilisé.

Sur Android, PrivadoVPN est disponible via le Google Play Store, l’Amazon Appstore et l’AppGallery de Huawei. Sur iPhone et iPad, l’application se télécharge depuis l’App Store d’Apple.

Comment configurer PrivadoVPN sur sa box internet ?

PrivadoVPN n’est pas pensé pour une installation directe sur les box des FAI français. Pour protéger l’ensemble du réseau domestique, il faut donc passer par un routeur compatible et y importer manuellement un fichier de configuration OpenVPN ou WireGuard généré depuis le tableau de bord du service.

PrivadoVPN fournit d’ailleurs des guides de configuration pour plusieurs environnements, dont Asus, GL.iNet, DD-WRT ou encore certaines FRITZ!Box compatibles avec WireGuard. La mise en place reste donc possible, mais elle relève clairement d’une installation manuelle sur routeur plutôt que d’un usage prêt à l’emploi sur box opérateur.

Comment configurer PrivadoVPN sur Android TV ?

PrivadoVPN propose bien une application dédiée à Android TV, téléchargeable directement depuis le Google Play Store. L’installation suit ensuite la même logique que sur les autres plateformes. Il suffit de se connecter à son compte, d’autoriser la création du profil VPN si nécessaire, puis de choisir un emplacement pour commencer à utiliser le service.