Dans le monde des netbooks, ces ordinateurs portables à bas prix, il faudra désormais compter sur davantage d'acteurs spécialisés dans la création de processeurs mobiles pour mieux les exploiter. Après Intel, Via ou Qualcomm, c'est au tour du fabricant de semi-conducteurs Freescale de montrer son intérêt pour ce marché.
La société américaine vient en effet de dévoiler une nouvelle puce mobile baptisée « i.MX51 », spécialement conçue pour fonctionner sur des netbooks d'entrée de gamme dotés d'un système GNU/Linux. Commercialisée aux partenaires assembleurs de la marque, elle coûte près de 20 dollars et permettrait de mettre sur le marché des netbooks commercialisés à des prix proches de 200 dollars. A titre de comparaison, il faut compter 60 dollars pour disposer d'une solution similaire basée sur une puce Intel Atom (coût d'une licence de Windows XP incluse) pour des netbooks proposés autour de 350 dollars.
Côté technique, cette puce exploite un processeur ARM Cortex A8 cadencé de 600 Mhz à 1 Ghz et est compatible entre autres avec un contrôleur mémoire DDR/DDR2, une prise Ethernet et un contrôleur graphique compatible OpenVG/OpenGL, le tout en plus d'une interface ATA pour gérer un disque dur. « Nous pensons que nous aurons de meilleures performances avec une consommation moins importante », a déclaré Glen Burchers, l'un des responsables marketing de Freescale, indiquant que sa puce pourrait permettre d'utiliser un netbook pendant 8 heures avec des batterie Lithium Ion contre 2 heures seulement pour un netbook exploitant une puce Intel Atom.
Au salon high-tech CES 2009 de Las Vegas, Freescale va s'associer à une division ODM du taïwanais Asus et à Canonical, l'éditeur du système GNU/Linux Ubuntu, pour présenter un prototype de netbook exploitant la puce « i.MX51 » qui devrait être disponible en masse à la mi 2009. A noter que Freescale entend proposer sa puce aussi bien aux netbooks qu'autres terminaux mobiles permettant d'accéder à l'Internet.