Un procès, issu d'un recours collectif, est actuellement intenté en Californie contre la banque Capital One, après le piratage des données personnelles de plus de 106 millions de personnes. Les plaignants citent également la plateforme GitHub qui aurait, selon eux, permis la diffusion de ces informations pendant plusieurs mois, sans intervenir.
Nouveau rebondissement dans l'affaire du piratage des données de la banque Capital One par Paige Thompson, alias « Erratic ». Arrêtée par le FBI le 29 juillet, elle avait volé les données personnelles de plus de 100 millions d'Américains.
GitHub ciblée par une plainte dans l'affaire Capital One
Cette semaine, un recours collectif a été déposé en Californie à l'encontre de la banque Capital One et la plateforme GitHub. Il est reproché à la banque américaine d'avoir omis de sécuriser ou d'empêcher la brèche de sécurité qui a permis à Paige A. Thompson de voler les données personnelles de plus de 106 millions de ses clients.Concernant GitHub, les plaignants lui reprochent d'avoir laissé courir, du 21 avril 2019 jusqu'à la mi-juillet, la publication des détails de ce piratage de grande ampleur, en violation de la loi fédérale « Wiretap Act ». Selon les plaignants, « les décisions de la direction de GitHub (...) ont permis aux données piratées d'être publiées, affichées, utilisées et/ou autrement disponibles ».
En effet, la loi californienne interdit à la plateforme - comme aux autres - l'affichage des données personnelles, notamment les numéros de sécurité sociale. Elle oblige ainsi la suppression immédiate de telles informations lorsqu'elles sont divulguées publiquement sur un site. Puisque les numéros de sécurité sociale ont un format fixe, les plaignants pensent que GitHub aurait dû les identifier et les supprimer de manière automatique.
Déjà, des informations contradictoires
Toutefois, Capital One et GitHub assurent, d'une même voix, que les données mises en ligne sur la plateforme ne contenaient aucune information personnelle. Il ne s'agirait que de la méthodologie précise utilisée par Paige A. Thompson pour voler les données des victimes.Si la banque Capital One peut être inquiétée à cause des failles béantes de sécurités de son système, déjà épinglé en novembre 2014, juillet 2017 et septembre 2017, GitHub semble hors de danger. En effet, il sera difficile pour les plaignants de prouver que la plateforme ait fait la promotion du piratage informatique.
De plus, la politique de GitHub indique que ce sont les utilisateurs qui sont responsables du respect des règles et des conditions d'utilisation, et non pas la plateforme elle-même. Il y a donc finalement peu de chance que cette dernière soit reconnue coupable dans ce procès.
Source : ZDNet