Les relations entre la Chine et les États-Unis continuent d'être tendues. Et de nouvelles entreprises chinoises pourraient en faire les frais. [Article mis à jour le 23/12/2025 à 15h22 avec la déclaration officielle de Xiaomi France]

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Du côté des États-Unis, on prend toujours plus au sérieux ce qui est considéré comme la menace majeure pour la prééminence mondiale du pays : la Chine. Et pour mettre le plus possible des bâtons dans les roues de ce rival, Washington a eu tendance au fil des années d'imposer des sanctions aux fleurons chinois de la tech (malgré certains pas en arrière, comme dernièrement avec les puces H200 de NVIDIA). Et il y aura bientôt peut-être de nouveaux concernés !

Xiaomi et DeepSeek pourraient être ajoutés à la liste des entités liées à l'armée chinoise

À peine Donald Trump a-t-il eu le temps de signer une loi de programmation militaire à 1 000 milliards de dollars qu'il a à nouveau été pressé par des parlementaires sur la question chinoise. En effet, selon une information de Reuters, neuf d'entre eux viennent d'adresser un courrier officiel au secrétaire à la Défense Pete Hegseth, concernant des entreprises chinoises.

Ces derniers souhaitent que soient ajoutés à la liste dite Section 1260H plusieurs grandes entreprises chinoises, dont Xiaomi, le spécialiste de l'IA DeepSeek ou bien même le fabricant d'écrans BOE. Pour rappel, cette liste intègre toutes les sociétés soupçonnées par le département de la Défense d'apporter de l'aide à l'armée chinoise.

Les relations entre les États-Unis et la Chine se durcissent un peu plus. © Scharfsinn / Shutterstock
Les relations entre les États-Unis et la Chine se durcissent un peu plus. © Scharfsinn / Shutterstock

Le prélude à un tour de vis supplémentaire ?

Être inscrit sur cette liste n'entraîne pas automatiquement des sanctions de la part des États-Unis. Mais elle peut créer des restrictions pour l'exportation de certaines productions réglementées par les États-Unis ainsi que des difficultés commerciales. Le fabricant de drones DJI, qui a déjà subi les foudres de Washington, le producteur de batteries CATL ou bien Tencent y sont ainsi déjà présents.

L'ajout de ces deux noms pourrait être un signe fort, quand on sait que, dans le cas de DeepSeek, l'idée de sanctions a très vite été agitée après ses incroyables performances découvertes en début d'année. Et des officiels américains l'ont aussi cette année accusé d'avoir apporté son aide à l'armée chinoise.

En plus des noms déjà cités, les parlementaires veulent l'ajout de neuf autres entreprises chinoises à cette liste, entreprises travaillant dans des secteurs comme la biotech, la robotique, les puces ou bien le LiDAR.

Quelques heures à peine après la publication de cet article, Xiaomi France a tenu à préciser qu'elle « n'est pas une entreprise militaire chinoise et n'est affiliée à aucune entité militaire chinoise. La société a toujours été et demeure une entreprise de produits grand public. Elle fournit des produits et des services destinés exclusivement à un usage civil et commercial. Il n'existe aucun fondement à l'inscription de Xiaomi sur la liste 1260H ». Une réaction rapide, qui souligne surtout la nervosité du contexte géopolitique actuel, alors que les contours d’éventuelles sanctions américaines restent encore très incertains.

Source : Reuters