Sprint vient en effet de fournir à ses clients de nouveaux boîtiers, les « Airave » (qui sont en fait des Samsung Ubicell), qui ressemblent comme deux gouttes d'eau à de simples hotspots WiFi et qui sont commercialisés à un prix assez compétitif de 100 dollars l'unité. Pour l'utiliser pleinement, il faudra l'activer une fois chez soi puis s'acquitter d'un forfait mensuel de 5 dollars par mois bénéficier de l'offre « femtocell » puis encore de 10 à 20 dollars par mois pour un forfait mobile associé. Le coût total mensuel de la technologie est donc d'une quinzaine de dollars. L'offre permet aux mobinautes d'effectuer des appels illimités depuis la connexion femtocell.
La technologie femtocell, qui se propose d'installer une mini antenne 3G dans différents périphériques électroniques dont les boitiers ADSL, semble avoir de beaux jours devant elle et devrait permettre principalement d'étendre les réseaux GSM en intérieur. Les femtocell transmettent le trafic vocal via les réseaux cellulaires depuis une connexion internet haut-débit. De nombreux problèmes sont en revanche liés à son exploitation, de la gestion des fréquences aux interférences radio en passant par la structure des immeubles ou au roaming entre femtocells.
Et concrètement parlant, les tests du femtocell de Sprint ont été plus que concluants. Dans des zones où les mobiles ne captaient que difficilement le réseau cellulaire, il a été possible une fois la box installée de sensiblement améliorer sa sensibilité réseau. D'une 0 à 1 barre en réception, le mobile est passé à 3 barres en réception au minimum avec le femtocell.
Selon les analystes de « Informa Telecoms & Media », cette technologie, si elle est bien déployée, pourrait permettre d'économiser 5 milliards de dollars aux opérateurs mobiles en terme de couverture et d'infrastructure réseau. Ce sont 40 millions de box femtocell qui devraient être mises sur le marché d'ici 2013.