Enfin, Schmidt a réaffirmé vouloir mettre en oeuvre l'accord début octobre 2008, même si l'analyse du dossier par les régulateurs n'est pas terminée. Google et Yahoo ont signé leur accord « non exclusif » en juin dernier. Dans ce cadre, des publicités seront placées par Google sur les sites web de Yahoo. Google, spécialiste des technologies de recherche web et des liens sponsorisés, estime que ce partenariat rapportera 800 M$ de revenus par an, lui permettant d'augmenter son cash-flow à 450 M$ (au lieu de 250 M$) sur les 12 premiers mois du partenariat.
Tout le monde ne l'entend pas de cette oreille ! Microsoft qui, plus tôt cette année, a tenté d'acquérir Yahoo pour la somme de 44,6 milliards de dollars, a qualifié l'accord d'anticoncurrentiel, d'autant plus que Google est propriétaire de la régie DoubleClick. Par ailleurs, l'Association of National Advertisers a demandé au Département américain de la justice (US DOJ) de bloquer l'accord Yahoo/Google. Enfin, l'Association mondiale des journaux (World Association of Newspapers ou WAN) installée à Paris, a fait la même demande auprès des autorités américaines et européennes.
Rappelons-le, le US DOJ a engagé l'avocat Sanford Litvack, spécialiste des problématiques de concurrence, pour étudier le dossier. Quant à la Commission européenne, elle a confirmé en début de semaine, par le biais de son porte-parole Jonathan Todd, chercher à déterminer si ce partenariat risque d'entraver la concurrence au sein de l'espace économique européen.