AMD avait en fait déjà commencé à livrer ces processeurs au compte goutte, mais ils n'avaient pas encore été annoncés. Leur lancement aujourd'hui est donc l'occasion d'en apprendre un peu plus à leur sujet. On apprend tout particulièrement que les Opteron 6000 n'ont pas une conception monolithique mais qu'ils associent deux puces dans une seule enveloppe.
Ce qui explique pourquoi leur contrôleur de mémoire vive, qui marque d'ailleurs l'adoption de la DDR3, est quadri-canal, puisqu'ils embarquent deux puces munies chacune d'un contrôleur bi-canal. Chaque processeur prend ainsi en charge jusqu'à 12 barrettes de mémoire vive. Ils offrent en outre Direct Connect 2.0 et HyperTransport 3.0, qui permettent à chacun des processeurs de communiquer directement avec l'un des trois autres, sans aucune étape intermédiaire.
Combinant deux puces, ils emploient un nouveau socket présentant près de 2 000 broches. Ils font également appel à un nouveau chipset qui offre des fonctions de virtualisation des entrées sorties.
À la veille du lancement de nouveaux processeurs Intel Xeon concurrents, la firme de Sunnyvale profite du lancement de ses nouveautés pour mettre l'accent sur sa marque de fabrique, en affichant une politique tarifaire plus agressive que jamais. Autrefois déclinés en deux familles, ceux pouvant fonctionner par paires d'une part et ceux, beaucoup plus onéreux, pouvant fonctionner par quatre d'autre part, les processeurs pour serveurs et stations de travail d'AMD peuvent désormais fonctionner indifféremment sur des plateformes à deux ou quatre sockets, sans surcout. La gamme s'étend ainsi de 266 à 1 386 dollars, de huit à douze cœurs et de 1,7 à 2,3 GHz, alors que l'actuel fleuron d'Intel culmine à plus de 3 600 dollars.
La nouvelle plateforme a d'ores et déjà été adoptée par la plupart des fabricants de serveurs et de stations de travail, tels que Dell ou Hewlett-Packard.