Le Parlement européen a adopté hier, jeudi 6 juillet, une résolution visant à lutter contre les entraves à la liberté d'expression sur Internet instaurées par certains gouvernements. Il dénonce dans le même temps l'attitude de certains acteurs de l'Internet mondial qui tolèrent cette attitude liberticide et la cautionnent, directement ou indirectement.
Il demande donc que Conseil de l'UE et les États membres se mettent d'accord sur une « déclaration commune confirmant leur engagement vis-à-vis de la protection des droits des internautes et de la promotion de la liberté d'expression sur Internet dans le monde entier » et insiste sur le fait que « la liberté d'expression est une valeur fondamentale partagée par tous les pays de l'UE et qu'ils doivent prendre des mesures concrètes pour la défendre ».
En ligne de mire : quinze pays, au premier rang desquels on retrouve sans surprise la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l'Iran, la Libye ou la Birmanie. A l'unanimité moins deux abstentions, les députés européens joignent leur voix à celle de Reporter sans frontière par exemple, pour demander que la société de l'information soit bâtie dans le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Les entreprises « telles que , Google et Microsoft », « qui se soumettent, directement ou indirectement, aux demandes de censure émanant du gouvernement chinois », sont également pointées du doigt.
Le Parlement souhaite donc que les 25 fassent dépendre les programmes d'aide de l'Union européenne concernant le développement des technologies de l'information « de la possibilité pour les citoyens des pays concernés d'avoir accès à Internet de façon intégrale et sans entrave ».