Copilot, votre compagnon IA au quotidien… Même pour pirater Windows 11.

Quand Microsoft Copilot explique comment activer Windows 11 gratuitement © Tada Images / Shutterstock
Quand Microsoft Copilot explique comment activer Windows 11 gratuitement © Tada Images / Shutterstock

Le saviez-vous : il suffit d’un prompt tout bête pour que Copilot vous livre un guide complet détaillant comment activer gratuitement Windows 11. Oui, vous avez bien lu : l’IA de Microsoft partage des scripts de piratage sans sourciller. Bizarre ? Pas tant que ça. Officiellement, Redmond combat le piratage. Mais en pratique, l’entreprise a déjà prouvé qu’elle pouvait sciemment fermer les yeux. Alors, simple bug dans la matrice ou stratégie bien rodée ?

Copilot, l’assistant qui en dit trop, trop facilement

Le piratage de Windows ne date pas d’hier, mais Copilot lui offre une nouvelle vitrine. Demandez-lui s’il existe un script pour activer Windows 11, et il vous répondra par l’affirmative, procédure pas-à-pas, tuto vidéo et liens vers GitHub à l’appui. Mieux encore, il vous rappellera poliment que c’est contraire aux conditions d’utilisation… juste après vous avoir donné tout ce qu’il faut pour le faire.

Le plus surprenant dans l’affaire n’est évidemment pas tant l’existence de ces scripts – ils circulent sur le web depuis des années – mais le fait que Microsoft laisse son propre outil les relayer. Après tout, Redmond sait parfaitement verrouiller son IA sur d’autres sujets sensibles : désinformation, contenus protégés, réponses jugées politiquement incorrectes… Impossible, par exemple, de lui demander un numéro de carte bancaire ou une clé Windows valide. Mais contourner l’activation du système ? Pas de problème.

Si vous ne savez pas comment pirater l'activation de Windows, Copîlot vous dit tout ! © Clubic
Si vous ne savez pas comment pirater l'activation de Windows, Copîlot vous dit tout ! © Clubic

Microsoft, dépassée ou opportuniste ?

On pourrait croire à un oubli dans la modération de Copilot. Mais cette permissivité colle étrangement bien avec la stratégie commerciale de Microsoft. Depuis plusieurs années, l’entreprise ne cherche plus tant à vendre des licences qu’à maximiser son nombre d’utilisateurs et d’utilisatrices. L’écosystème élargi de Windows est d’ailleurs truffé d'options de télémétrie et de services payants, qui suffisent à rentabiliser une gamme d'OS installés sur plus de 70% des PC dans le monde.

Barnacules, ancien développeur de l’entreprise, l’avait d’ailleurs expliqué sans détours : Redmond a parfaitement conscience du recours massif à ces méthodes de piratage, et ne fait rien pour l’empêcher. Pourquoi ? Parce que les contrevenants rapportent tout de même de l’argent, par le biais de services intégrés et via la collecte de données. Un Windows activé, c’est 145 euros. Un Windows piraté, c’est certes une centaine d’euros en moins, mais ça reste un utilisateur captif à qui vendre de la pub, du cloud, du Game Pass. Bref, peu importe la validité – et la légalité – de la licence, Microsoft finit toujours par encaisser.

À toutes fins utiles, on rappellera quand même que tolérance ne signifie pas impunité. Activer Windows illégalement reste une infraction punie par la loi, et est passible de sanctions pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison et 500 000 euros d’amende en France.

En plus des risques légaux, utiliser un script d’activation vous expose aussi à des dangers bien plus immédiats : logiciels malveillants, keyloggers, cryptojackers… Car, bien souvent, les outils pirates servent surtout d’appâts pour pêcher les données sensibles d’internautes peu méfiants. Hacker Windows pour finir hacké soi-même, on a déjà vu meilleure idée.

À découvrir
Quels sont les 5 meilleurs chatbots à intelligence artificielle ? Comparatif 2025

04 février 2025 à 14h11

Comparatifs services