L'opération annulée était ouverte aux entreprises qui souhaitaient proposer aux particuliers de la couronne parisienne une offre d'accès Internet haut débit via le réseau électrique (CPL ou courant porteur en ligne). 26 sociétés avaient exprimé leur intérêt pour cette opération. Elles sont nombreuses à avoir changé d'avis après l'annonce, le 25 janvier dernier, de l'attribution par le Sipperec d'une DSP concurrente autour de la fibre optique. Il faut dire que cette délégation est subventionnée par la collectivité (3,3 millions d'euros), contrairement à la DSP CPL.
Dans ce contexte, Mecelec, qui s'est vu attribuer la charge, il y a un an, de la délégation sur les courants porteurs en ligne par le Sipperec, a décidé d'annuler l'opération de souscription auprès des opérateurs de détail (en théorie ce projet concerne plus de 80 communes de la première couronne parisienne, soit un potentiel de 1,5 million de foyers). Aujourd'hui, Mecelec, spécialiste de l'équipement de réseaux électriques, se tient à la disposition du Sipperec « pour mettre en chantier une coordination entre les deux DSP ».
A l'heure où les premières offres d'accès FTTH (fibre jusqu'au domicile) 'grand public' sont commercialisées, la technologie CPL perd du terrain. Les complémentarités envisageables avec la fibre optique lui permettront-elles d'éviter de se retrouver dans la situation du câble face à l'ADSL ?