Comme les réseaux télévisés aux Etats-Unis, Canal+ s'oppose à la mise à disposition sans autorisation et sans contrepartie de ses émissions phares sur Internet. Canal+ parle de 'copyright' et de 'propriété intellectuelle', alors que la Ligue Odebi craint le 'prétexte'. L'organisation met en garde le pouvoir politique français et les groupes industriels proches de ce pouvoir « contre toute tentative de censure des plates-formes vidéos ». Sont visés : Nicolas Sarkozy, nouveau Président de la République, et le groupe Lagardère qui détient 20% des parts de Canal+ France (CanalSat/TPS), entité contrôlée par Vivendi via le groupe Canal+.
Sensible à l'avenir du droit de citation, à la liberté d'information et d'expression, la Ligue Odebi appelle « les internautes à effectuer au plus vite des copies locales des vidéos actuellement disponibles sur les différentes plates-formes vidéos (NDLR: Kewego, Dailymotion, YouTube...) en particulier les interventions politiques, les manifestations et les violences policières ». La démocratie serait-elle en danger ?