Comment en est-on arrivés là ? En janvier 2005, l'ex-monopole public a demandé et obtenu des autorités une hausse du prix de l'abonnement fixe de 23% sur trois ans, « en compensation d'une baisse de 26% des tarifs des communications fixes ». Parallèlement, le régulateur (Arcep) a estimé solides les garanties fournies par France Telecom à la concurrence : revente en gros de l'abonnement, offre ADSL au détail sans abonnement téléphonique, baisse des frais de mise en service du dégroupage, baisse du tarif du dégroupage total.
Le dégroupage autorise les opérateurs alternatifs à utiliser, en échange d'une rémunération, le réseau local de France Telecom pour desservir directement leurs abonnés. Lorsqu'il est total le dégroupage permet à l'abonné de s'affranchir de l'opérateur historique, de ne plus payer d'abonnement téléphonique fixe (RTC) et, par extension, de disposer d'un seul opérateur IP. Sur les 4,3 millions de lignes dégroupées fin mars 2007 (+30% sur un an), 2,5 millions l'étaient totalement, 1,75 million partiellement.