Au cœur de la recherche d'emploi et de candidats sur le réseau social professionnel, ce sont elles qui contribuent le plus largement aux revenus de la société. Au dernier trimestre 2013 encore, cette activité a représenté 55% du chiffre d'affaires, sur un total de 448 millions de dollars. Très dynamique, cette branche a progressé de 53% sur un an, un rythme supérieur aux outils marketing et aux comptes premium. Ces derniers comptent respectivement pour 25% et 20% des recettes du réseau social américain.
« Ce que LinkedIn fait le mieux est de connecter les talents aux opportunités à grande échelle », indique Deep Nishar, vice-président senior des produits et de l'expérience utilisateur. « En s'appuyant sur la technologie de mise en relation dictée par la donnée de Bright, leurs algorithmes de machine-learning, et leur expertise sur ce secteur, nous accélérons nos efforts vue de construire notre graphe économique. »
Poursuivre les efforts sur mobile
LinkedIn compte aujourd'hui 277 millions de membres, c'est 75 millions de plus qu'il y a un an. Si la société a les reins solides et peut compter sur ses trois piliers pour progresser, elle doit malgré tout préparer son avenir qui se joue de plus en plus sur... mobile. L'audience qui accède à ses services depuis ce canal est passé de 38% en septembre 2013 à 41% en décembre. Une audience qu'il faut monétiser. Comme Facebook, le réseau professionnel avait lancé en juillet des publicités venant s'insérer dans le flux de l'utilisateur.En août dernier, le réseau social adaptait également ses services aux recruteurs en étendant ses fonctions au mobile, avec Recruiter, permettant aux candidats de postuler à une offre d'emploi directement depuis l'application. En octobre, LinkedIn lançait enfin Mobile Work With Us sur iOS permettant aux membres de consulter les opportunités d'embauche dans une entreprise via le profil d'un employé - c'est aussi un format publicitaire. Enfin LinkedIn a refondu l'application iPad et l'intégration de l'outil de curation Pulse.
Malgré le rachat de Bright, qui demandera quelques temps avant d'être totalement intégré à la plateforme, et ses efforts pour accompagner ses membres sur mobile, le réseau social a livré des prévisions timides pour le trimestre en cours, avec des recettes attendues à 455 millions de dollars. Cela n'a pas manqué d'être sanctionné en bourse en préséance, où le titre perdait près de 8% vendredi.