© Solen Feyissa / Unsplash
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Prise la main dans le sac par l'UFC-Que Choisir, TikTok a modifié une indication trompeuse sur ses pratiques liées aux données personnelles dans le Google Play Store.

En se rendant sur le magasin d'applications de Google, l'association de défense des consommateurs s'est rendu compte que TikTok y affirmait ne partager « aucune donnée avec des tiers ».

TikTok prise en flagrant délit

Or, il suffit de lire la politique de confidentialité de l'application chinoise pour constater que cette information est fausse. « TikTok partage avec ses prestataires les informations relatives à votre profil, le contenu que vous publiez et même les messages directs que vous échangez avec d’autres utilisateurs. L’appli partage aussi les informations automatiquement recueillies, comme le type d’appareil qui se connecte, sa localisation, la durée et la fréquence d’utilisation de l’appli… Et la liste ne s’arrête pas là ! », indique l'UFC-Que Choisir dans un communiqué.

En prenant conscience du mensonge proféré par TikTok dans la description de son application, l'association a mis l'entreprise en demeure. « En quelques jours, nous avons obtenu gain de cause », se félicite-t-elle. Désormais, le réseau social précise bel et bien qu'il partage les données de ses utilisateurs avec des prestataires tiers.

Pour ce qui est de sa description dans l'App Store, TikTok y est plus transparente et prévient qu'elle partage et récolte les informations des utilisateurs.

Désormais, TikTok indique qu'elle partage les données avec des tiers © Google Play Store
Désormais, TikTok indique qu'elle partage les données avec des tiers © Google Play Store

L'UFC-Que Choisir a déjà eu TikTok dans son viseur

« Ne nous reste plus qu’à vérifier les 2,5 millions d’autres applications présentes dans la boutique de Google ! » ironise l'UFC-Que Choisir. Ce n'est pas la première fois que l'organisation dénonce une pratique de TikTok. En 2021, elle se joignait à une plainte ciblant l'application déposée par le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) auprès de la Commission européenne et du réseau des autorités de protection des consommateurs.

Elle lui reprochait notamment de ne pas protéger suffisamment les mineurs contre les contenus inappropriés, de collecter et d'utiliser des données personnelles de manière opaque, et d'avoir des conditions générales d'utilisation peu claires qui ne respectaient pas les exigences légales en matière de protection des consommateurs.