L'IA générative transforme le monde du travail à une vitesse vertigineuse. Il n'existe aujourd'hui quasiment plus de domaines non concernés par les progrès de ce secteur. Cette technologie est régulièrement boostée par des investissements massifs et par son intégration continuelle dans les systèmes d'entreprises. Quel sera son impact sur l'économie mondiale?
Le cabinet new-yorkais McKinsey s'est penché sur la question à travers un rapport traitant de la stimulation de l'économie mondiale et de l'augmentation de la productivité globale par l'IA. Depuis la mise à disposition d'IA au grand public comme le service ChatGPT ou l'IA Google Bard, les yeux du monde entier sont rivés vers cette technologie. Les investisseurs et les entreprises voient en celle-ci un enjeu prioritaire, constat partagé par l'étude proposée par le cabinet de conseil en stratégie McKinsey. L'IA joue déjà un rôle crucial dans le processus de développement économique, et son impact global sur le monde du travail est croissant. Cette grande transformation impliquera nécessairement une adaptation des travailleurs et une nouvelle conception de la gestion des risques inhérents à l'usage de l'IA.
L'IA générative : une opportunité économique considérable
Selon l'étude rendue par McKinsey, l'IA générative pourrait apporter entre 2 600 et 4 400 milliards de dollars dans la balance de l'économie mondiale chaque année. L'estimation, revue à la hausse depuis une étude antérieure, démontre on ne peut plus clairement l'impact croissant de l'IA générative sur le tissu économique planétaire.
Cette technologie aurait le potentiel d'automatiser jusqu'à 70 % du temps de travail, ce qui permettrait aux travailleurs de s'adonner à des tâches plus créatives et plus complexes. McKinsey estime ainsi qu'entre 2030 et 2060, la moitié des professions ou activités professionnelles seront automatisées. Cependant, l'IA n'est pas une simple baguette magique qu'il suffira d'agiter pour résoudre tous les problèmes du monde. Cette transition devra s'accompagner d'une forte capacité d'adaptation de la part des travailleurs et des structures d'emploi pour qu'elle soit effective.
L'IA face à l'Homme : l'adaptation des travailleurs
Toujours selon McKinsey, 75 % de la valeur économique de l'IA sur le marché proviendra de sa faculté à venir en renfort aux humains dans leurs tâches professionnelles. Entre autres : l'ingénierie logicielle, les opérations clients ou la recherche et le développement par exemple. L'intégration de l'IA à ces différents secteurs reposera principalement sur la capacité des travailleurs à adapter leurs pratiques professionnelles. En soit, c'est déjà un gros défi.
La priorité devra ainsi être donnée à la formation à travers des programmes d'apprentissage spécifiques. Les travailleurs doivent également avoir la possibilité de se reconvertir dans un autre domaine s'ils le souhaitent. En bref, l'utilisation de l'IA doit être régulée. Les entreprises devront s'assurer que les bénéfices apportés par l'IA générative ne creuse pas les inégalités déjà existantes. Si une IA intégrée facilite le travail de l'ingénieur mais rend celui de l'ouvrier spécialisé plus compliqué, c'est que la répartition de ses bénéfices n'est pas équitable.
L'IA générative bouleverse déjà l'économie mondiale et notre conception du travail. Comme tout nouvel outil, il doit connaître une adaptation à la hauteur de ses capacités. Entreprises, gouvernements et travailleurs devront travailler de concert pour que cette technologie prenne sa place dans nos vies sans (trop) provoquer de dommages collatéraux.
Sources : McKinsey, Siècle Digital