La CNIL refuse l'utilisation de l'empreinte à l'école

Ariane Beky
Publié le 26 septembre 2008 à 17h56
01653696-photo-empreinte.jpg
La Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a indiqué jeudi s'être opposée à l'utilisation des empreintes digitales d'élèves à des fins de contrôle d'accès et de présence. Ce dispositif, déclare la CNIL, reposait sur la reconnaissance des empreintes des élèves d'un établissement scolaire « avec stockage sur une base de données ».

La CNIL a estimé que la mise en place d'un tel dispositif n'était pas justifiée « compte tenu de l'absence d'un fort impératif de sécurité ». A ce jour, la Commission déclare avoir exclusivement autorisé « l'utilisation de dispositifs ayant pour finalité le contrôle de l'accès à la cantine scolaire reposant sur la reconnaissance du contour de la main ». La CNIL affirme ne pas être hostile à l'utilisation de la biométrie, mais « opérer une distinction entre les techniques ayant recours aux empreintes digitales et les autres (contour de la main, réseau veineux, etc.) »

Pour quelles raisons ? La Commission affirme que, « contrairement au contour de la main, l'empreinte digitale est une biométrie à 'trace' ». Ces « traces peuvent être capturées à l'insu des personnes et être utilisées notamment pour usurper leur identité ». L'utilisation de l'empreinte digital doit donc être « strictement limitée et encadrée ». Mi-juillet 2008, la mise en œuvre de 8 autres dispositifs du même type a été rejetée par la CNIL. La Commission, qui invite les chefs d'établissement à la prudence face aux solicitations commerciales, souhaite l'ouverture d'un débat national multi acteurs sur l'utilisation de dispositifs biométriques auprès de mineurs.
Vous êtes un utilisateur de Google Actualités ou de WhatsApp ?
Suivez-nous pour ne rien rater de l'actu tech !
Commentaires (0)
Abonnez-vous à notre newsletter !

Recevez un résumé quotidien de l'actu technologique.

Désinscrivez-vous via le lien de désinscription présent sur nos newsletters ou écrivez à : [email protected]. En savoir plus sur le traitement de données personnelles.