« Je suis assez sceptique et réservé sur le choix d'un quatrième opérateur de téléphonie mobile. Car le prix le plus bas n'est pas forcément le meilleur », aurait déclaré en début de semaine le chef de l'état à l'occasion d'une réception privée organisée à l'Elysée. Rapportés par l'AFP, ces propos n'ont pas manqué de provoquer un certain émoi, notamment chez l'association UFC Que-Choisir qui s'est dite « un peu dépitée ».
« On est un marché, le seul à ma connaissance, où on a eu une condamnation des trois opérateurs, qui se partagent 95% du marché, pour entente. Depuis cette condamnation, on n'a pas vu un bouleversement dans leurs politiques tarifaires », a déclaré à l'AFP Edouard Barreiro, de l'UFC. « On voit une relation entre le lobby très important des opérateurs, et leurs déclarations fracassantes à la Commission européenne, et les propos de Nicolas Sarkozy ».
Une thèse qui, s'il est avéré que Nicolas Sarkzoy a bien tenu ces propos, irait dans le sens des déclarations de Xavier Niel, PDG d'Iliad, candidat déclaré à l'obtention de la quatrième licence. Selon lui, une coalition « tout sauf Free » s'organiserait pour permettre à d'autres acteurs que les trois opérateurs actuels de s'associer pour entrer dans la téléphonie mobile.