Deux grands modèles d'IA ont livré une partie d'échecs assez dantesque, surtout lorsque ChatGPT et Le Chat se sont mis à téléporter leurs pièces comme par magie et à inventer des règles.

Le youtubeur et maître international d'échecs Julien Song a voulu organiser le match du siècle entre ChatGPT d'OpenAI, et Le Chat de Mistral AI, dans un duel USA vs France qui a rapidement tourné au grand n'importe quoi. Si les deux IA ont démarré leur partie en nous en mettant plein la vue avec une théorie des échecs parfaite, la suite a davantage ressemblé à un sketch comique, qu'à une partie sérieuse. Surtout lorsque Le Chat et ChatGPT ont fait apparaître et disparaître des pièces comme par enchantement.
ChatGPT et Le Chat, de grands maîtres à apprentis sorciers en quelques coups
Comme on le constate dans le vidéo de Julien Song, les premières phases de la partie sont assez bluffantes. Les deux intelligences artificielles déploient une défense sicilienne, la variante ou théorie Najdorf, avec une précision qui ferait pâlir d'envie bien des joueurs amateurs. ChatGPT (en blanc sur la vidéo) et Le Chat (en noir) enchaînent les coups théoriques avec une assurance déconcertante, ChatGPT complimentant même son adversaire pour ses choix stratégiques.
Puis soudain, c'est le délire total ! Le Chat « téléporte » littéralement son fou comme par magie, un coup que même Harry Potter n'aurait pas osé tenter. Comme le résume parfaitement un internaute dans les commentaires de la vidéo, « On se croirait dans Dragon Ball Z avec toutes ces téléportations ! » Et la réaction de ChatGPT ? Aucune ! Il continue tranquillement sa partie comme si de rien n'était, avant de riposter par un roque absolument fantaisiste qui ferait hurler n'importe quel joueur du dimanche.
On pensait que ces IA super-intelligentes connaissaient les règles de base, mais apparemment, elles ont séché les cours d'initiation aux échecs pour aller directement au niveau expert, en oubliant au passage qu'un fou ne peut pas se téléporter et qu'un roi a besoin d'un minimum de protection pour survivre ! En bref, ChatGPT et Le Chat sont coupables de bonnes vieilles hallucinations. Mais ne partez pas.
Des IA qui jouent aux échecs comme des poules sans tête
Oui, la suite est encore plus désopilante, et à mesure qu'on dévore la vidéo de Julien Song, le sourire ne nous quitte pas. ChatGPT, visiblement fatigué, décide simplement de « passer son tour », une innovation que la Fédération Internationale des Échecs n'a pas encore validée. Le Chat place alors son propre roi en échec (un peu comme si un footballeur marquait contre son camp volontairement), et les deux font apparaître des pièces sorties tout droit d'un chapeau de magicien. Toujours plus.
Le point culminant de cette farce ? ChatGPT fait surgir un pion vengeur qui capture directement le roi adverse, un coup qui est littéralement impossible à représenter sur un échiquier numérique standard de type Chess.com.
Cette comédie échiquéenne est d'autant plus savoureuse que dans les années 1990, Deep Blue battait sérieusement l'éminent Kasparov sans jamais enfreindre la moindre règle. Ironiquement, nos IA « évoluées » de 2025 semblent avoir régressé en matière de respect des bases fondamentales du jeu.
Toute ceci nous rappelle que, malgré leurs capacités impressionnantes à réciter des ouvertures complexes, ces systèmes restent fondamentalement des perroquets statistiques sophistiqués. Ils peuvent imiter à la perfection Carlsen ou Kasparov pendant dix coups, puis soudain jouer comme si leur circuit principal avait été remplacé par celui d'un grille-pain. De quoi nous rassurer un peu sur l'intelligence humaine – pour le moment, nous sommes toujours les seuls à comprendre qu'un fou ne peut pas traverser les murs !