Quelques jours avant sa sortie tant attendue aux États-Unis, le film A Minecraft Movie a fait face à une fuite inattendue : une copie de travail inachevée, un "workprint", circule actuellement sur des sites pirates.

Cette version, présentant des effets spéciaux partiellement absents, soulève des questions sur la sécurité des productions cinématographiques et rappelle des précédents notables dans l'industrie.
Une version interne et inachevée : une fuite inhabituelle
Il n'est pas rare que des films très attendus fassent l'objet de fuites en ligne pendant leur exploitation en salle. Cependant, ces copies pirates sont généralement des enregistrements réalisés directement depuis l'écran d'une salle de cinéma, appelés "cam" ou "telesync". Dans le cas présent, en plus de ces versions, une copie de travail inachevée du film Minecraft circulent illégalement sur le web. Cette version, en anglais, provient manifestement d'une source interne à la chaîne de production, on y remarque notamment des effets spéciaux partiellement absents et un travail inachevé sur la texture ou la colorimétrie.
Warner Bros. réagit en catastrophe
Face à cette situation, Warner Bros. a réagi en envoyant plusieurs demandes de retrait DMCA pour limiter la propagation de ces copies illicites. Néanmoins, malgré ces efforts, le film continue de circuler sur de nombreux sites web, rendant le contrôle de sa diffusion particulièrement complexe.
Cette fuite rappelle celle de 2009, lorsque X-Men Origins: Wolverine avait été divulgué en version workprint avant sa sortie officielle. À l'époque, le FBI était intervenu, menant à l'arrestation et à la condamnation de Gilberto Sanchez, qui avait mis en ligne le film sur Megaupload. Cependant, la source initiale de la fuite n'avait jamais été révélée.
D'où vient la fuite ?
L’incident autour de A Minecraft Movie pose de sérieuses questions sur la sécurisation des contenus en phase de postproduction. Alors que les majors investissent massivement dans la lutte contre le piratage, cette fuite souligne qu’un simple fichier non protégé, transmis via une chaîne de production internationale, peut échapper au contrôle en quelques clics.
La multiplication des studios partenaires, des prestataires VFX et des sous-traitants augmente mécaniquement le risque de brèches. Et dans un contexte où la moindre fuite devient virale en quelques heures, les studios n’ont plus le luxe de l’erreur. Toujours est-il que la source de la fuite n'a pas été identifiée pour l'heure.
Source : Torrent Freak