Résultat, globalement, les ventes de musique à travers le monde ont chuté de 4% au premier semestre 2006. En France, le marché fait grise mine : le chiffre d'affaires des ventes physiques, en gros et hors taxe, a reculé de 13% sur un an, à 800 millions d'euros. Quant à la musique numérique, elle n'a généré que 40 millions d'euros de revenus au niveau national, une somme insuffisante pour compenser l'érosion des ventes physiques.
« La transformation de notre industrie est impressionnante (...) J'aimerais annoncer que la chute des ventes de CD est compensée par les revenus générés par la musique en ligne et sur les mobiles, mais cela n'est pas encore le cas à l'échelle mondiale », a souligné dans un communiqué John Kennedy, président de la Fédération internationale de l'industrie phonographique. Il rappelle, enfin, que la lutte contre le piratage reste d'actualité, et invite les prestataires techniques à plus de sévérité vis-à-vis des services « illégaux ». L'an dernier, 30.000 actions en justice auraient été menées contre des individus accusés d'avoir diffusé et/ou téléchargé sans autorisation des titres sous copyright.