Les sportifs italiens qui prendront part aux J.O. à partir de la fin de la semaine prochaine seront réduits au silence sous peine d'amende : le CONI aurait décrété que les contrevenants qui tweeteraient ou interviendraient sur Facebook ou Google+ durant la compétition pourraient écoper d'une amende pouvant aller jusqu'à 100 000 euros, explique le site Marca.
Pour l'heure, le Comité Olympique italien - qui possède lui-même un compte Twitter - n'a pas communiqué officiellement sur le sujet, mais les sportifs adeptes de Twitter l'ont fait comprendre sur la plateforme de microblogging : c'est, entre autres, le cas de la tenniswoman Flavia Pennetta qui déclarait il y a quelques jours que le « silence olympique » débutait le 16 juillet. « Je ne peux pas en dire davantage, du moins c'est ce qu'ils m'ont dit » explique-t-elle. Même discours du côté de l'escrimeur Giorgio Avola : « Plus rien sur Twitter jusqu'à la fin des Jeux Olympiques... je vais essayer de parler avec des actes. »
Paradoxalement, le Comité international olympique (CIO) explique dans un document mis en ligne par Rue89 plus tôt cette année qu'il « encourage les participants (accrédités, c'est-à-dire les sportifs et les journalistes, NDLR) à poster des commentaires sur les réseaux sociaux et de tweeter durant les JO », jugeant la pratique « parfaitement acceptable ». Un point de vue que ne partage pas le CONI, sans doute par souci de préserver la concentration de ses athlètes... en les poussant à couper les ponts avec les réseaux sociaux.