L'épilogue pour Elpida Memory ne sera connu qu'à la fin du mois. La Cour de Tokyo se laisse un mois supplémentaire pour examiner les pistes de rachat du groupe japonais, placé en faillite en février 2012 et endetté à plus de 5 milliards de dollars. La recommandation du juge Atsushi Toki devait tomber le 28 septembre, ce sera finalement le 29 octobre, annonce la société dans un communiqué.
En juillet dernier, l'américain Micron Technology signait un accord prévoyant le rachat d'Elpida Memory pour 2,5 milliards de dollars. Depuis, des détenteurs d'obligations de la société ont tenté de repousser cette opération en proposant 383 millions de dollars à la société pour se restructurer. Cette annonce servait également à valoriser davantage le japonais afin que Micron rehausse son offre. Ce fut chose faite, puisque l'Américain a fini par proposer 3,5 milliards de dollars le 21 août dernier. Le 28 septembre, Elpida Memory annonçait que l'offre de Micron satisfaisait aux impératifs antitrust, mais qu'elle restait soumise à l'approbation de ses créanciers et de la Cour de Tokyo.
Cette bataille s'inscrit dans un contexte plus large touchant l'industrie des semi-conducteurs japonaise. Le fabricant de puces électroniques nippon Renesas est aussi dans l'escarcelle de capitaux américains, le fonds d'investissement KKR en l'occurrence. Pour éviter son rachat par un acteur étranger, un conglomérat japonais avait formulé une contre-offre fin septembre. Dans ce cas aussi, l'affaire n'est pas conclue.