L'opérateur confirme ses objectifs de croissance : deux millions d'abonnés d'ici la fin de l'année 2006, dont 75% d'abonnés dégroupés. Le groupe explique avoir réduit sa dette financière de 38,5 millions d'euros en juin 2005 à 5,4 millions d'euros au 30 juin 2006 et indique par ailleurs disposer de quelque 366 millions d'euros de trésorerie. Assez pour de grandes manoeuvres ? Un début de réponse pourrait être donné lundi, lors de la conférence aux investisseurs.
Avec environ 40% du capital, l'opérateur mobile SFR, lui-même filiale du groupe Vivendi, reste le premier actionnaire du groupe Neuf Cegetel. La Tribune rapporte que le PDG de SFR, Franck ESSER, a annoncé hier que son groupe n'avait pas l'intention de se porter acquéreur de la totalité de Neuf Cegetel. En revanche, l'opérateur mobile n'a pas caché hier son intention de mettre la main, moyennant la somme de 400 millions d'euros, sur les activités ADSL de Télé2 en France.
Neuf Cegetel a par ailleurs également publié ses résultats financiers semestriels. Avec un chiffre d'affaires de 1 423 millions d'euros (409 millions générés par le marché grand public et 487 millions par le secteur entreprises), Neuf Cegetel continue sa progression. L'opérateur revendique 1,407 million d'abonnés ADSL grand public.
La concentration est à l'oeuvre sur le marché français des télécommunications. Il ne parait pas exclu que d'importants ensembles voient le jour. Neuf Cegetel pourrait, via SFR, absorber Tele2 et ses 300 000 clients ADSL qui viendraient s'ajouter aux abonnés AOL pour permettre à la ouvelle entité ainsi constituée de ravir la seconde place sur le marché de l'ADSL (en nombre d'abonnés) à Free et confirmer sa place de premier opérateur alternatif français.