Un bâtiment de SpaceX © Shutterstock
Un bâtiment de SpaceX © Shutterstock

Faisant face à des accusations de discrimination, Apple et Space X ont décidé de réagir différemment.

Il n'est pas rare d'entendre parler d'accusations de discrimination contre les grandes entreprises mondiales. Cette semaine, ce sont deux mastodontes qui doivent y répondre, à savoir Apple, et le groupe astronautique et de vol spatial Space X. Mais si les deux firmes américaines sont mises en cause, elles n'ont clairement pas voulu apporter la même réponse quand on voit leurs réactions.

Apple passe un accord…

25 millions de dollars, soit environ 23,4 millions d'euros. Voilà la somme qu'Apple a convenu de payer pour clore un dossier de discrimination instruit par le département de la Justice des États-Unis. La firme de Cupertino était accusée d'avoir mis en place des processus de recrutements qui privilégiait les immigrés vis-à-vis des citoyens américains et des possesseurs de carte de résidence.

Le groupe avait en effet pris l'habitude de proposer des postes dans le cadre du programme fédéral de Certification Permanente du Travail (PERM), qui permet de demander des visas permanents à des employés. Problème, pour pouvoir faire jouer ce programme, il faut avoir montré que les besoins ne peuvent être pourvus par de la main-d'œuvre locale. Or Apple ne rendait pas publiques ces offres sur son site web, comme la société en avait l'habitude.

La somme qui sera versée permettra la création d'un fonds de dédommagement des victimes de ces discriminations, de 18,75 millions de dollars. Le reste, à savoir 6,75 millions d'euros, sera payé au titre des sanctions civiles.

 Tim Cook accepte la sentence © Apple
 Tim Cook accepte la sentence © Apple

… et Space X invoque la constitution

Du côté de Space X, on est totalement à l'opposé, que ce soit dans la réaction, mais aussi dans les publics discriminés. L'entreprise est en effet depuis plusieurs mois sous le radar des autorités pour avoir mis en place des pratiques de discrimination de réfugiés et de demandeurs d'asiles.

Loin d'aller à l'accord, l'entreprise a décidé d'affronter judiciairement le département de la Justice. L'entreprise d'Elon Musk arguait ainsi que les juges administratifs en charge du dossier avaient été « nommés de manière inconstitutionnelle. »

Et la stratégie fonctionne pour le moment, puisque l'entreprise vient d'obtenir l'ordre d'un juge empêchant l'avancée du dossier. Ce dernier a expliqué que les juges traitant de l'affaire n'avaient l'autorité pour le faire.