Microsoft déploie Quick Machine Recovery (QMR) dans Windows 11 version 24H2. Cet outil permet aux PC bloqués au démarrage de se connecter automatiquement à Windows Update pour recevoir des correctifs, sans nécessiter d'intervention physique. Une réponse directe à la panne mondiale Crowdstrike de 2023.

Microsoft teste actuellement Quick Machine Recovery dans la version Windows 11 Insider Preview Build 26120.3653. QMR répare à distance les ordinateurs qui ne démarrent plus. Quand un PC rencontre un problème critique de démarrage, l'outil le démarre dans l'environnement de récupération Windows, où il peut établir une connexion réseau et recevoir des correctifs via Windows Update.
Microsoft, que certains ont abandonné bien avant ses cinquante ans, quand d'autres au contraire, ne peuvent plus s'en passer, a développé QMR dans le cadre de son initiative bien nommée Windows Resiliency Initiative présentée lors de la conférence Ignite 2024. L'entreprise répond ainsi aux incidents comme celui de juillet 2023, quand une mise à jour défectueuse de Crowdstrike avait provoqué l'écran bleu de la mort sur des millions d'appareils Windows dans le monde. L'option est actuellement accessible aux testeurs du programme Windows Insider, avec une activation par défaut pour les utilisateurs particuliers.
La récupération à distance réduit les interventions manuelles
Quick Machine Recovery automatise le processus de diagnostic et de réparation des PC bloqués au démarrage. Le système détecte les pannes après plusieurs tentatives infructueuses et déclenche le processus de récupération. L'ordinateur démarre alors dans l'environnement de récupération Windows (WinRE), établit une connexion réseau et analyse Windows Update pour trouver des solutions.
Si un correctif est disponible, il est téléchargé et appliqué automatiquement. Le PC redémarre ensuite pour vérifier si la solution a résolu le problème. En cas d'échec, le processus recommence. Cette méthode élimine la nécessité d'une intervention physique sur chaque machine en panne - un avantage considérable pour les services informatiques qui gèrent de nombreux appareils.
Cette automatisation résout le problème rencontré lors de la panne Crowdstrike. À l'époque, les administrateurs informatiques devaient accéder physiquement à chaque appareil affecté pour appliquer les correctifs. Cette contrainte avait ralenti la restauration des systèmes dans les entreprises, les banques, les compagnies aériennes et les chaînes de télévision touchées par l'incident.

Le mode test permet une validation sans risque pour les environnements professionnels
Microsoft a intégré à Quick Machine Recovery un mode test qui permet aux administrateurs informatiques de vérifier le fonctionnement du système avant de le déployer en production. Ce mode crée un environnement contrôlé pour s'assurer que la récupération fonctionne correctement sans provoquer de panne réelle.
Les administrateurs peuvent activer ce mode via une simple commande. Dans une invite de commande avec privilèges administrateur, ils doivent exécuter « reagentc.exe /SetRecoveryTestmode » puis « reagentc.exe /BootToRe ». L'ordinateur redémarre alors dans l'environnement de récupération et simule le processus complet.
Le mode test répond aux besoins des professionnels qui doivent vérifier que leurs configurations spécifiques sont compatibles avec ce système de récupération automatique. Microsoft a également annoncé qu'un package de correctifs de test serait disponible prochainement pour permettre aux utilisateurs d'essayer concrètement l'outil.
Pour les entreprises, cette possibilité de validation préalable est essentielle. Elle permet d'éviter de déployer une solution qui pourrait ne pas fonctionner avec certaines configurations réseau ou certains paramètres de sécurité. Microsoft invite les utilisateurs Windows Insider à tester l'outil et à partager leurs commentaires via le Hub de commentaires, dans la section « Récupération et désinstallation > Récupération rapide des machines ».
Les particuliers bénéficieront automatiquement de cette protection, puisque l'option est activée par défaut pour eux. En revanche, les administrateurs informatiques devront l'activer et la personnaliser selon leurs besoins spécifiques.