L'astéroïde YR4, dont on a beaucoup parlé en début d'années, aurait finalement une trajectoire différente qu'attendue. Il pourrait plutôt entrer en collision avec la Lune.

L'astéroïde baptisé YR4 lors de sa découverte en décembre dernier avait été l'objet de l'attention de plusieurs grandes agences astronomiques. Il faut dire qu'au fil des semaines, durant le mois de février, les chances qu'il puisse entrer en collision avec notre planète n'avaient fait que grandir, jusqu'à même atteindre les 3,1% de chances d'impact. Mais de nouvelles observations nous donnent finalement un résultat bien différent.
YR4 serait plutôt attiré par la Lune que par la Terre !
L'astéroïde YR4 aurait finalement toujours un destin potentiellement lié à celui de la Terre. Alors qu'après plusieurs estimations, l'Agence spatiale européenne (ESA) avait finalement indiqué que les chances de collision de l'objet stellaire avec la Terre étaient nulles, de nouvelles observations viennent nous apporter des informations intéressantes.
Car si le fait que la Terre reste sans danger se confirme, YR4 pourrait par contre bien entrer en collision avec notre satellite, la Lune ! En utilisant le télescope James Webb, les astronomes ont pu établir que l'astéroïde avait ainsi 3% de chances de frapper la Lune en 2032.
Une collision cette fois espérée
Des informations rapportées par le quotidien espagnol El Pais, mais qui, comme l'expliquent les scientifiques, ne sont encore que des résultats préliminaires. De nouvelles observations seront faites au mois de mai prochain afin d'affiner les informations qui ont été obtenues. Mais l'on sait déjà qu'il aurait une taille approchant les 60 mètres.
Et alors que la potentielle collision avec la Terre inquiétait (de manière bien compréhensible) cette rencontre avec la Lune a plutôt tendance à exciter les scientifiques. « Nous savons déjà que la Lune est pleine de cratères et que de très petits objets entrent constamment en collision avec sa surface, mais nous n’avons jamais observé de collision impliquant un objet de plus de 50 mètres. Ce serait incroyable » indique Julia de León, de l'Institut d’astrophysique des îles Canaries à La Palma.
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