Le président des États-Unis Donald Trump vient d'annoncer des droits de douanes pour l'ensemble de la planète, dont l'Union européenne. En retour, le Vieux Continent pourrait bien s'attaquer aux GAFAM.

Les sigles des GAFAM affichés sur un smartphone, devant un drapeau européen © Koshiro K / Shutterstock.com
Les sigles des GAFAM affichés sur un smartphone, devant un drapeau européen © Koshiro K / Shutterstock.com

Depuis que Donald Trump est revenu au pouvoir, les géants de la tech peuvent se sentir à leur aise, que ce soit au sein du pays, mais aussi à l'étranger. On a en effet vu la nouvelle administration américaine assez à l'aise pour faire pression à l'international afin d'améliorer la situation des GAFAM – au point que Meta et Apple devrait finalement recevoir une amende très faible de la part de Bruxelles. Mais avec la dernière annonce du président américain, ces mêmes GAFAM pourraient peut-être finalement commencer à souffrir !

Une réponse à Donald Trump

Hier, Donald Trump organisait ce qu'il appelait lui-même le « Liberation Day » des États-Unis, qui consistait en une imposition tous azimuts de droits de douane supplémentaires contre de nombreux pays à travers la planète. Pour l'Union européenne, cela s'est traduit par la création d'un droit de douane de 20% sur les produits que nous exporterons outre-Atlantique.

Une mesure brutale, qui appelle nécessairement à une réponse. Celle-ci pourrait prendre la forme de contre-droits sur certaines productions… mais pas seulement. « On va attaquer aussi les services. C'est par exemple les services numériques qui aujourd'hui ne sont pas taxés et qui pourraient l'être, les Gafam par exemple » a ainsi expliqué la porte-parole du gouvernement Sophie Primas.

© Fabrizio Maffei / Shutterstock
© Fabrizio Maffei / Shutterstock

La riposte ne sera pas immédiate

La riposte à laquelle le gouvernement et l'Union européenne réfléchissent se fera en deux temps. Le premier temps, à la mi-avril, sera une réponse précise aux droits de douane sur l'aluminium et l'acier. La deuxième partie, à la fin du mois d'avril, sera elle une riposte beaucoup plus massive sur les productions et les services, moment où les GAFAM pourraient donc être attaqués.

« Nous avons aujourd'hui toute une batterie d'outils et nous sommes prêts à cette guerre commerciale » a précisé Sophie Primas. Mais du côté de l'Union européenne, d'autres voix appellent à plus de mesure, à l'image de la patronne de la BCE, Christine Lagarde, qui souhaite éviter l'escalade tarifaire. Alors, qui prévaudra ?

Source : Challenges