Au total, le plan de restructuration devrait avoir coûté entre 3,6 et 3,8 milliards de dollars à Kodak, au lieu de 3 à 3,4 comme prévu à l'origine, et conduit à la suppression de 28 000 à 30 000 emplois au lieu des 25 000 à 27 000 envisagés en 2004. L'entreprise devrait toutefois avoir achevé son plan cette année, Antonio Perez, le directeur général du groupe ayant déclaré « Je veux que cela (les coûts de restructuration) cesse cette année. Je vais y mettre fin cette année » et « Je veux qu'en 2008, 500 millions de dollars restent dans nos caisses ».
Avec des effectifs divisés par deux, le groupe s'engage dans de nouvelles activités plus en phase avec les attentes du public (appareils photo numériques, imprimantes photo, services), tout en augmentant la sous-traitance pour réduire ses coûts (voir cette brève), et en multipliant les partenariats stratégiques : avec Motorola pour la création de téléphones dédiés à l'image, avec Skype pour permettre le partage et le commentaire de photos en ligne, avec MSN pour l'impression de photos et d'objets, ou encore avec SFR pour des tirages en ligne depuis un mobile. Cette semaine, Kodak a enfin créé la surprise en annonçant son entrée sur un nouveau secteur, celui très concurrentiel de l'impression jet d'encre grand public, et en assortissant ces propos de l'annonce de nouvelles encres pigmentées permettant jusqu'à 50% d'économie sur toutes les impressions (voir cette brève). Ces différentes mesures permettront-elles à l'ancien numéro un de redresser durablement la barre ?