Seulement, outre cette mise à disposition gratuite, c'est l'origine des MP3 proposés qui a fait parler d'elle. En effet, dans les métadonnées de certains morceaux, en particuliers dans l'espaces commentaires, on trouve des références à des adresses de sites pirates, notamment la plateforme russe Rappalata. Un détail qui ne se retrouve cependant pas sur tous les albums du groupe, mais qui laisse néanmoins penser que du côté de De La Soul, la solution pour disposer de versions numériques de leurs propres morceaux a été différente de celle consistant à ripper des CD et autres disques vinyles.
Le site Recode, qui s'est intéressé à la question, souligne que la démarche du groupe n'a entraîné aucune contestation de la part de Warner ou d'autres ayants-droit. Dans la mesure où la discographie de De La Soul n'est pas proposée à la vente au format numérique, le manque à gagner est difficile à mettre en avant. « Si Bruno Mars avait fait la même chose, la réaction aurait été différente » ajoute, à juste titre, le média.
Cette générosité temporaire aura néanmoins eu l'occasion de refaire parler du groupe et d'aider à la mise en circulation, sur la Toile, d'une nouvelle archive de leur discographie complète, remplie de MP3 vraisemblablement glanés sur des sites de téléchargements illégaux. Et la boucle est ainsi bouclée.