Supercell fait partie de ces studios de développement de jeux mobiles incontournables, qui ont bâti leur renommée sur un petit nombre de titres incontournables sur de nombreux smartphones et tablettes. Clash of Clans, notamment, rapportait en moyenne 4 millions d'euros par jour à Supercell en 2015. Lancé en 2013, le jeu rassemble une communauté de plusieurs millions de joueurs, et bénéficie même de sa propre convention de fans, la ClashCon. La première édition s'est tenue à Helsinki en octobre 2015.
Cette année, le studio espère bien rencontrer une nouvelle fois le succès avec Clash Royale, un jeu de stratégie en temps réel qui reprend certains codes graphiques de Clash of Clans. Clash Royale propose aux joueurs des affrontements dans des arènes où les unités, générées à l'aide de cartes, doivent affronter les ennemis du camp adverse et surtout détruire ses défenses. Une recette globalement simple, mais qui demande tout de même une bonne dose de réflexion et de stratégie pour parvenir à ses fins.
La recette d'un succès presque garanti
Le studio finlandais n'a rien laissé au hasard, et a basé le gameplay de son jeu sur deux styles actuellement très populaires : le MOBA, soit la bataille en arène en multijoueur impliquant des éléments de stratégie en temps réel - un genre notamment popularisé par League of Legend et DOTA - et le CCG, pour collectible cards game, un genre quant à lui poussé par des titres comme Hearthstone de Blizzard. Une combinaison efficace qui, combinée à un design qui rappelle Clash of Clans et offre des repères visuels accessibles au plus grand nombre, a tout pour faire mouche.Non seulement jouer et gagner contre des joueurs permet de faire évoluer son classement, mais cela permet également de gagner de nouvelles cartes et de faire évoluer les cartes déjà présentes dans le deck du joueur. Ce dernier est, par ailleurs, libre de composer ses propres jeux pour s'adapter aux différentes situations. Il peut également acheter du contenu supplémentaire, puisque si le jeu est gratuit en téléchargement, il repose sur le fameux système du freemium.
Le temps, c'est de l'argent
Si le gameplay s'avère rapidement addictif, on peut cependant émettre un bémol quant au moyen de récupérer ses récompenses en cas de victoire : les coffres obtenus doivent, en effet, être débloqués pour être ouverts, et ce genre de démarche dure plusieurs heures - souvent 3, parfois 8. La mécanique mise en place par Supercell pour faire passer les joueurs à la caisse, dans le but d'accélérer l'évolution de leur jeu de cartes - et donc de leurs unités - est particulièrement évidente. Pour progresser, il faut donc se montrer patient, et s'entourer d'équipier par le biais d'un clan, l'une des marques de fabrique du studio.Des éléments reconnaissables des habitués des jeux mobiles, un gameplay qui emprunte des éléments à des jeux populaires tout en les rendant très accessibles, et une dimension communautaire développée autour de l'entraide et des défis : autant d'ingrédients qui ont de quoi faire de Clash Royale un succès sur mobile cette année. Et Supercell ne cache non plus certaines ambitions empruntées à l'eSport, puisque l'application intègre un système de replay, nommé TV Royale, qui permet de visionner les matches des autres joueurs. De quoi contenter le plus grand nombre.