A l'heure actuelle, les mises à jour du système doivent être effectuées par les fabricants eux-mêmes. En effet, ces derniers rajoutent souvent leurs propres interfaces graphiques (HTC, Motorola Blur) ou leurs propres widgets (Acer Liquid). Les partenaires de Google doivent donc adapter leur développement à celui d'Android, une procédure qui dure bien trop longtemps. Au mois de juin dernier, Dan Morrill, ingénieur chez Google au sein de l'équipe de développement d'Android, expliquait qu'une mise à jour sauvage sur un appareil donné pouvait révéler certains problèmes. « Les terminaux peuvent avoir quelques bugs comme un pilote Bluetooth non fonctionnel ou une interface de programmation de GPS non compatible », déclare-t-il avant d'ajouter : « Les terminaux peuvent ne pas avoir un composant requis pour une application - comme un appareil photo (...et) ajouter ou altérer des API qui ne sont pas livrées en standard avec Android ».
En se basant sur les données récupérées par l'Android Market pendant deux semaines, Google a publié quelques statistiques permettant d'illustrer cette fragmentation. Avec 40,8% de parts de marché, Android 2.1 est la version la plus utilisée devant FroYo (36,2%), Donut (15,0%) et Cupcake (7,9%). Android 2.3 (Gingerbread) serait pour sa part prévu pour le quatrième trimestre de cette année. Selon certaines rumeurs, cette version présenterait une toute nouvelle interface utilisateur, une initiative visant précisément à décourager les fabricants de développer leurs propres couches logicielles.