Perte de clients, de revenus, de salariés... depuis trois ans, Bouygues Telecom est dans la tourmente et il l'impute à l'arrivée de Free Mobile sur le marché des télécoms en janvier 2012. Fragilisé, l'opérateur fait - à nouveau - l'objet de rumeurs - démenties - de rachat par Orange. S'estimant lésé, Bouygues Telecom a envoyé une lettre au Premier ministre, selon Les Echos. L'opérateur réclame 2,285 milliards d'euros.
Ce que la filiale du groupe de BTP remet en cause, c'est l'encadrement par le régulateur des télécoms du contrat d'itinérance en 2G et 3G entre Orange et Free Mobile. « En s'abstenant illégalement d'encadrer cette itinérance nationale (...), l'Arcep a permis le développement d'une situation concurrentielle gravement déséquilibrée au profit de Free Mobile et au détriment, principalement, de Bouygues Telecom », dit la lettre.
Selon l'opérateur, un encadrement « normal » de l'itinérance n'aurait pas permis à Free Mobile de pratiquer des prix aussi bas, et donc d'entraîner tout le marché à la baisse. En juillet 2014, Martin Bouygues accusait le régulateur d'avoir accordé « des avantages considérables » à Free... omettant que Bouygues a lui-même bénéficié de l'autorisation de l'Arcep d'utiliser les 1 800 MHz sur la 4G, lui procurant aussi un bel avantage.
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