Presse, états généraux : le livre vert voit rouge ?

Ariane Beky
Publié le 07 janvier 2009 à 15h56
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Dans le cadre des états généraux de la presse écrite, Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication, recevra jeudi 8 janvier 2009 un « livre vert », fruit des débats d'experts lancés l'automne dernier à l'initiative de Nicolas Sarkozy.

Outre Bernard Spitz, délégué à la coordination de ces états généraux, les responsables des groupes de travail mis en place pour l'occasion seront présents : Bruno Frappat, journaliste et président du directoire de Bayard Presse, en charge de la thématique « métiers du journalisme » ; Arnaud de Puyfontaine, conseiller du groupe Mondadori, pour le pôle « processus industriel » ; Bruno Patino, directeur de l'école de journalisme de Sciences Po, directeur de France Culture, responsable du groupe « internet et nouveaux modèles de la presse écrite » et, enfin, François Dufour, président du groupe Play Bac, qui a encadré le pôle « presse et société ».

Pour mémoire, le 2 octobre dernier, lors de l'ouverture des états généraux, le chef de l'Etat français a fustigé le concept de gratuité comme « une vue de l'esprit ». Par ailleurs, Nicolas Sarkozy s'est étonné que les éditions électroniques de journaux proposent gratuitement les archives parues initialement sur papier et créent ainsi « leur propre concurrence pour rien ».

A l'heure où la presse gratuite (pour le lecteur) et les contenus numériques montent en puissance, en termes d'audience et de revenus générés, à l'inverse de la presse quotidienne nationale, le journalisme doit évoluer. Reste à savoir si une énième intervention de l'Etat français hors de ses domaines privilégiés (défense, sécurité intérieure et diplomatie) est nécessaire à cette évolution.
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