La fusion potentielle est estimée à 8,8 milliards de livres (12,9 milliards d'euros). Les actionnaires de Reuters recevraient « l'équivalent de 697 pence par action sur la base des cours de clôture de lundi », précisent les intéressés. Le nouvel ensemble porterait le nom de Thomson-Reuters, toutefois le département né du rapprochement de Thomson Financial et des activités médias de Reuters conserverait le nom de l'agence de presse. Le groupe Thomson-Reuters adopterait une double cotation boursière et conserverait les statuts de Reuters afin de garantir son indépendance. Selon l'agence de presse, la fusion permettrait des synergies annuelles de plus de 500 millions de dollars.
La presse économique étudie de près ce projet de fusion qui se traduirait par une accélération de la concentration du marché. Thomson est déjà actif dans le secteur de l'information financière à travers AFX News, société rachetée l'an dernier à l'AFP. L'acquisition possible de Reuters lui permettrait de réaliser des économies non négligeables et de mieux concurrencer l'agence américaine Bloomberg. De son côté, News Corp, empire média américain dirigé par l'australien Rupert Murdoch, a lancé début mai une offre de rachat à 5 milliards de dollars sur Dow Jones & Company, éditeur du Wall Street Journal. Non sollicitée, l'offre divise la famille Bancroft, propriétaire de 52% des droits de vote de Dow Jones.
La compétition va s'intensifier entre ténors de l'information financière en ligne.