© kovop / Shutterstock.com
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Trois anciens dirigeants de Twitter, dont l'ancien PDG Parag Agrawal, déposent plainte contre le réseau social. Ils l'accusent de refuser le remboursement de frais liés à des enquêtes fédérales.

Parag Agrawal est joint dans cette affaire par Vijaya Gadde, ancienne directrice juridique, et Ned Segal, ancien directeur financier de Twitter. Ils ont tous été licenciés dès l'arrivée d'Elon Musk à la tête de l'entreprise « pour un motif valable ». Certains estiment qu'il s'agissait surtout d'une démarche pour éviter de payer des parachutes dorés.

Twitter refuse encore une fois de payer

Dans leur plainte, les dirigeants expliquent avoir personnellement dépensé plus d'un million de dollars en frais juridiques liés à des actions en justice intentées par des actionnaires, ainsi qu'à plusieurs enquêtes gouvernementales, menées par le département de la Justice – Securities and Exchange Commission (SEC) – et la Federal Trade Commission (FTC).

Chacun des dirigeants a été convoqué dans le cadre de ces affaires qui portent sur des périodes où ils étaient encore responsables de Twitter. Tandis que la politique de l'entreprise et ses contrats conclus avec les anciens dirigeants l'obligent à payer leurs frais juridiques pour tout ce qui touche à la société, Twitter refuse de régler les montants demandés.

« Plus de deux mois après la première demande écrite des plaignants, la société n'a offert qu'un accusé de réception superficiel, mais a toujours refusé de reconnaître ses obligations et de verser le paiement de toute facture », indique la plainte. Cette dernière vise ainsi à obtenir une ordonnance obligeant Twitter à avancer toutes ces dépenses.

© Sergei Elagin / Shutterstock
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L'entreprise fait l'objet d'autres plaintes similaires

Depuis son acquisition de Twitter, Elon Musk enchaîne les mesures pour réduire les dépenses de la société au maximum. En plus d'avoir licencié massivement, le milliardaire refuse également de payer de nombreuses factures, ce qui peut parfois mener à des situations très cocasses… Dans ce contexte, l'entreprise fait d'ores et déjà l'objet de nombreuses poursuites de la part de fournisseurs, de propriétaires et de consultants qui affirment ne pas avoir été payés.

« Une fois de plus, Twitter n'a pas respecté ses obligations contractuelles de payer ses factures », dénonce Aaron Zamost, porte-parole de Ned Segal et de Vijaya Gadde dans cette nouvelle affaire.

Le média Ars Technica a tenté de joindre le réseau social pour obtenir son avis sur la plainte des anciens dirigeants. Il a reçu le fameux émoji caca en retour : Twitter en a fait sa réponse automatique à toutes les demandes envoyées à son adresse électronique de relations publiques.