« Le juge des référés a relevé que le délai de prise en charge d'un client constitue pour l'activité de VTC un élément décisif d'attractivité commerciale et qu'en introduisant un délai minimal de quinze minutes, le décret créait un risque important de perte de clientèle et constituait ainsi un obstacle sérieux au développement des sociétés requérantes » estime, dans un communiqué, le Conseil d'Etat. En décembre dernier, l'Autorité de la concurrence avait par ailleurs remis en cause le décret, alors au stade de projet, pour des raisons similaires.
Une décision qui ne devrait pas améliorer les relations entre les VTC et les taxis, qui sont à l'origine de la guerre que se mènent les deux moyens de transport. Début janvier, plusieurs syndicats avaient appelés à la grève, qui avait débouché le 13 janvier sur une opération escargot sur les voies de circulation rattachant les aéroports d'Orly et de Roissy à la place des Invalides, à Paris.