Seuls les utilisateurs américains disposant de smartphones sous Android (HTC et Samsung) semblent touchés par le problème. Pour cause, en Europe, aucune réaction n'a encore été donnée par les opérateurs ou les constructeurs. Afin de savoir à quoi s'en tenir, l'autorité de Bavière chargée de la protection des données personnelles a donc envoyé une lettre à Apple pour déterminer si la firme a autorisé l'installation de ce type de mouchard dans ses appareils.
Selon PC World, le président de la sous-commission sur la vie privée et la technologie de l'autorité bavaroise souhaite savoir quelles informations peuvent être enregistrées par CarrierIQ et si des utilisateurs situés en Allemagne sont touchés. Apple devra donc rassurer les utilisateurs du Land mais la firme pourrait également renvoyer la balle à l'éditeur du programme.
En effet, la société éditrice de l'application a rapidement répondu aux critiques du développeur. Elle a précisé que le logiciel est principalement utile pour les opérateurs afin de maitriser la qualité de service. Ainsi Carrier IQ est censé rapporter tout incident portant sur la batterie ou les appels manqués à cause de la faiblesse du signal réseau. Les opérateurs sont ensuite, selon l'éditeur, plus à même d'intervenir rapidement afin de venir en aide aux utilisateurs.
Pendant ce temps, aux Etats-Unis, deux procédures dites en action collective sont menées dans l'Etat de l'Illinois. Elles visent directement la société éditrice du logiciel mais également les deux constructeurs de smartphones HTC et Samsung. Les plaignants considèrent que leur activité téléphonique a été surveillée sans aucun consentement.