Intel organise sa défense et son argumentation
Pour sa défense, Intel affirme que ses performances sont principalement liées à ses investissements dans la recherche et la fabrication. Intel se défend d'employer des méthodes anti-concurrentielles et préfère parler d'offres promotionnelles destinées à maintenir des prix bas sur le marché.
Intel précise dans son document, qu'il a principalement profité d'erreurs stratégiques d'AMD. Son concurrent n'aurait pas investi suffisamment d'argent dans ses lignes de production. Le fabricant de Pentium pense également que son rival a négligé le marché des Ordinateurs Portables.
Le document s'appuie également sur quelques exemples et cite notamment la fin du partenariat Sony/AMD. Intel affirme ainsi que le fabricant japonnais a abandonné les processeurs AMD en 2003, car la firme nippone souhaitait réduire son nombre de fournisseurs. Conclusion, pour Intel, Sony n'a pas laissé tomber les processeurs AMD parce qu'Intel a imposé à la firme un contrat d'exclusivité.
Retour à l'envoyeur...
Enfin, dans sa plaidoirie écrite, la firme de Santa-Clara tente également de retourner la plainte contre AMD en annonçant tout de go que : « AMD cherche, avec cette plainte, a réduire la possibilité pour Intel d'abaisser ses tarifs, ce qui pourrait nuire à la concurrence. AMD pourrait ainsi profiter de cette opportunité pour augmenter ses prix et profiter de meilleurs bénéfices, du fait du manque de concurrence sur les prix ».
C'est désormais à la justice américaine d'étudier les arguments de chacun afin de déterminer si oui ou non, Intel a utilisé des pratiques anti-concurrentielles. A noter qu'Intel a déjà été sanctionné au Japon pour des faits similaires. En Europe, la société est également sous la surveillance de la Commission européenne.