Plus ambitieux qu'un simple Flash Player, Apollo devrait permettre d'exécuter des « applications internet enrichies» (RIA en anglais). Mariant les technologies HTML, javascript, Ajax, PDF, Flash ou Flex dans un navigateur Web, mais également directement depuis le bureau de n'importe quel ordinateur équipé d'un « Apollo player », une application qui devrait être disponible sous Windows, Mac OS X ou Linux.
« Les Rich Internet Applications sont devenues un élément incontournable de l'informatique Web. Nous mettons tout en œuvre pour que cette nouvelle génération d'applications innovantes puisse combler le fossé entre le Web et les ordinateurs personnels. Apollo permettra à des millions de développeurs Web d'étendre leurs RIA au poste de travail en utilisant des outils qu'ils connaissent déjà », précise Kevin Lynch, vice-président senior et architecte logiciel en chef chez Adobe Systems.
Adobe, eBay, Google, Yahoo et peut-être , avec qui Adobe collabore déjà sur le projet tamarin : Apollo apparaît en tout cas comme une véritable déclaration de guerre à Microsoft, en proposant un environnement logiciel universel, fonctionnant aussi bien sur le Web que sur l'ordinateur. Reste à savoir si la firme de Redmond, également très active avec son WPF (applications NYT, Fnac.com, Télépoche, LCI, etc...) saura conserver la confiance des développeurs et imposer, une fois de plus, ses propres technologies dans le monde informatique.