A l'étude depuis fin 2010, le projet d'une introduction en bourse a finalement abouti chez Brightcove, qui vient de déposer auprès des autorités compétentes (SEC) une demande préalable. Celle-ci révèle que la plateforme table sur une capitalisation de l'ordre de 50 millions de dollars.
Elle avait réalisé un chiffre d'affaires de 43,7 millions sur 2010 et de 28,4 millions sur le premier semestre de l'année en cours. Pour autant, Brightcove n'est pas rentable : le document enregistré auprès de la SEC révèle ainsi des pertes de l'ordre de 9,7 millions de dollars sur les six premiers mois de 2011.
Brightcove, qui s'installera en 2012 dans de nouveaux locaux, revendiquait au 30 juin dernier 288 employés et quelque 3 300 clients, dont les deux tiers environ fait appel à sa solution d'entrée de gamme, Brightcove Express. Les autres, tels que le New York Times, Oracle ou Bank of America, font appel à sa solution premium.
Spécialiste du stockage et de la diffusion de vidéo en ligne, Brightcove cherche à fédérer les entreprises désireuses d'exploiter le canal multimédia en ligne, sans pour autant confier leurs actifs vidéo à des plateformes telles que YouTube et consorts. En mai dernier, la société a inauguré un produit quelque peu différent : le Brightcove App Cloud, framework destiné à la création et au déploiement d'applications Web et mobiles.
Brightcove, qui signale par le biais d'un communiqué l'amorçage de ce processus d'introduction en bourse, expliquait fin 2010 vouloir se préparer à la consolidation en cours sur le marché de la vidéo en ligne professionnelle. L'avenir lui a donné raison avec, par exemple, le rachat de Kewego par Kit Digital début 2011.
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