Haute-fonctionnaire bien connue des autorités administratives indépendantes françaises, Marie-Laure Denis a pris la tête de la CNIL.
Marie-Laure Denis a été choisie, jeudi 31 janvier 2019, par les parlementaires membres des commissions des lois de l'Assemblée nationale et du Sénat, pour devenir la nouvelle présidente de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Elle prend la succession d'Isabelle Falque-Pierrotin, qui aura tenu les rênes du gendarme des données pendant plus de sept ans, et devient la deuxième femme à prendre la tête de l'autorité.
Un bagage impressionnant
En devenant présidente de la CNIL, Marie-Laure Denis va occuper le poste le plus important de sa carrière, déjà bien remplie. Diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris en 1988, elle est passée par l'ENA, puis par le Conseil d'État avant de devenir la directrice adjointe du cabinet du maire de Paris à la culture, jeunesse et sports de 1995 à 1995, sous le mandat de Jean Tiberi. Elle a ensuite été nommée directrice du cabinet du ministre délégué à la famille et adjointe du cabinet du ministre de la Santé de 2002 à 2004, sous la présidence de Jacques Chirac.C'est plus tard que Marie-Laure Denis a fait son entrée dans ce que l'on appelle les « autorités administratives indépendantes ». D'abord, en étant membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) de 2004 à 2010, puis en étant membre du collège de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) de 2011 à décembre 2016.
La CNIL, une importance accrue dans le monde numérique
En prenant la tête de la CNIL, la dirigeante va occuper un poste à l'importance capitale. La Commission, fondée en 1978, voit son rôle évoluer en fonction des progrès technologiques. Aujourd'hui, ses services sont composés de près de 200 agents, et assure des missions de protection des données personnelles, d'accompagnement de l'innovation et de préservation des libertés individuelles.Le dernier acte salvateur de la CNIL, qui dispose de pouvoirs de contrôle et de sanctions, fut l'amende de 50 millions d'euros infligée en ce mois de janvier 2019 au géant du numérique, Google, pour ne pas avoir respecté les dispositions du Règlement général sur la protection des données (RGPD), dont la CNIL veille à la bonne application.