À l'heure du développement durable, les ingénieurs mettent l'accent sur la réduction de la consommation électrique des micro-processeurs, ce qui a pour conséquence de réduire également leur dégagement thermique.
Au rang des serveurs, domaine dans lequel quelques watts permettent de réaliser d'importantes économies d'échelle, les récents processeurs Intel Xeon de dernière génération, basés sur l'architecture Nehalem, auraient ainsi doublé leur puissance, tout en maintenant la consommation de leurs prédécesseurs. Auprès du grand public, les progrès réalisés en matière de consommation électrique ont d'ores et déjà permis l'avènement des mini-portables et mini-ordinateurs à bas prix qui, à l'aide de la plateforme Ion de NVIDIA par exemple, décodent de la haute définition en ne consommant qu'une dizaine de watts.
Dans leurs laboratoires, les chercheurs d'Intel ont découvert de nouveaux matériaux qui permettraient de réduire la consommation électrique des processeurs de manière significative. Ils ont aujourd'hui révélé des détails sur un nouveau procédé de fabrication de transistors de type P-channel qui font appel à de nouveaux matériaux des classe III-V de la classification périodique des éléments. Combinés à des transistors de type N-channel utilisant un procédé de fabrication semblable, ces nouveaux transistors permettraient de concevoir des circuits nécessitant une tension réduite de moitié et consommant seulement un dizième de ce que consomment aujourd'hui les puces de puissance égale.
Ces innovations permettraient d'une part de produire de petites puces consommant très peu d'énergie, apportant par exemple la puissance de nos ordinateurs contemporains aux plus petits dispositifs de demain, et d'autre part de concevoir des puces bien plus puissantes sans augmenter leur consommation électrique.
Les recherches en étant à leur balbutiements, nul ne sait si ces puces atteindront un jour la production de masse, au plus tôt dans plusieurs années.